Rapport d’activité associatif 2017

Présidente de l'association pour les personnes handicapees du perche Mme Michelle GUILBAULT

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Mot de la présidente

Je souhaite aborder 2 points principaux.

En 1er, les quelques bouleversements dans l’Association APHP.

En 2nd, les principaux objectifs de l’Association.

1/ Les bouleversements

En 2017, l’APHP a connu des bouleversements qui nous ont conduits à prendre quelques décisions.

Les problèmes de santé de notre président, présent depuis 2006, soit 11 ans de présidence. Nous l’en remercions chaleureusement.

Cela m’a conduit avec l’accord et le soutien du Conseil d’Administration à accepter et à assumer la présidence par intérim depuis octobre 2017 jusqu’à ce jour.

D’autre part, aux vues des divergences d’ambition, le Conseil d’Administration a décidé d’arrêter la fusion entre les associations APAHAV, Trisomie 21 et nous-même.

Nous sommes toujours prêts à collaborer avec Vendômois Handicap, la nouvelle association, pour améliorer la vie de nos résidents respectifs.

Monsieur GILMARDAIS, 1er vice-président, a démissionné du Conseil d’Administration. Nous le remercions pour son engagement dans le Conseil d’Administration pendant plus de 12 ans.

Il a été remplacé par Monsieur Claude METAIS, membre du CA.

2/ Les objectifs

Il faut continuer la tâche de nos prédécesseurs.

Carmen DERRE, fondatrice de l’association et présidente pendant 25 ans, est décédée le 9 février 2018 dont l’association était sa raison de vivre. Elle était encore présente au repas de l’association le 18 novembre 2017. Elle était très soucieuse du devenir des personnes handicapées vieillissantes.

Joël HALLAY, qui souhaitait le plus pour les structures que nous gérons et le mieux pour les résidents que nous accueillons.

Mais encore une transformation majeure de l’offre médico-sociale pour des accompagnements individualisés et coordonnées nous est demandé sans moyens supplémentaires. Comment faire ?

Pour notre part, nous gérons 8 établissements et services accompagnant 88 personnes. D’autres personnes frappent à notre porte et sont sur liste d’attente.

Les personnes vieillissantes ne peuvent sortir de nos structures, fautes de places adaptées dans notre région.

En ESAT, 46 personnes travaillent et sont reconnus compétents dans leur métier (aide à la cuisine, blanchisserie, espaces verts, sous-traitance industrielle et aussi travail administratif). Ils participent à la vie des communes de Mondoubleau et Cormenon (logement, marché, musique, piscine, brocante, …). C’est ce qu’on appelait l’intégration en 1981. Maintenant, nous parlons d’inclusion et de parcours inclusif. Le parcours est en partie ou totalement inclusif quand les personnes handicapées travaillent en milieu ordinaire avec un soutien léger.

C’est ce auquel nous tendons le plus possible dans nos structures. C’est pour cela que cette année, j’ai invité les associations qui nous entourent auxquels participent ou pourrait participer les personnes résidant de toutes nos structures.

Merci déjà à toutes celles qui les accueillent :

  • Le Sport Adapté (un partenaire privilégié)
  • L’école de Musique
  • L’Échalier
  • Les communes
  • Le tennis
  • Le yoga
  • Pirouette

Nous pouvons sans doute tous ensemble faire mieux pour continuer cette inclusion.

Aussi, je vais proposer au sein du Conseil d’Administration, une nouvelle commission « inclusion ». Il faut oser davantage. De même, pour les personnes vieillissantes, nous devons obtenir des places et créer des structures sur notre secteur pour répondre aux besoins immédiats, et de ce fait, pouvoir accueillir des travailleurs en plus.

En conclusion :

  • Obtenir des places pour personnes vieillissantes sur notre secteur.
  • Réussir au mieux l’inclusion des résidents de nos structures.

Merci aux résidents, à la direction et aux équipes qui s’impliquent toujours et davantage encore pour acquérir et faire acquérir plus d’autonomie aux personnes handicapées.

Je ne voudrais pas oublier :

  • Les services de tutelle
  • Le département représenté par Madame Florence DOUCET, Conseillère Départementale et déléguée aux Personnes Handicapées
  • L’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) sans lequel nous ne pourrions pas exister.
  • La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) qui fait un travail énorme

Ils peuvent compter sur nous pour vous rappeler nos besoins toujours et encore.

Merci de votre attention.

Michèle Guilbault, Présidente de l’APHP


Introduction

L’engagement des territoires dans la démarche « Une réponse accompagnée pour tous » est porté en particulier par les MDPH, les conseils départementaux, les agences régionales de santé. La conduite de la démarche impulse parfois de nouvelles façons de travailler entre acteurs institutionnels et avec les personnes en situation de handicap et leur entourage. D’autre fois, elle vient entériner des pratiques largement acquises et dispensées.

Au cœur de la démarche, un droit nouveau introduit par l’article 89 de la loi de modernisation de notre système de santé entre pleinement en vigueur au 1er janvier 2018. Il s’agit du droit pour les personnes de demander l’élaboration d’un plan d’accompagnement global (PAG) dès lors que la décision prise en CDAPH ne peut se concrétiser de manière satisfaisante. L’élaboration de plan d’accompagnement global peut également être proposée par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH en charge de l’évaluation de la situation et des besoins de la personne.

Créée en 1981, l’Association Pour les Personnes Handicapées du Perche est historiquement inscrite dans ce type de démarches, de réflexions et d’accompagnements. C’est véritablement dans l’ADN de l’Association de trouver des réponses adaptées pour l’ensemble des personnes ayant un besoin d’accompagnement médico-social sur le Territoire du Perche et du Vendômois.

Depuis 1981, l’Association a développé un panel d’offre de service, d’établissements et de prestations si large que le cadre législatif de la tarification et des orientations vient souvent alourdir les parcours en empêchant les spontanéités et l’innovation sociale de s’exprimer pleinement.

Plus que jamais nous encourageons les réformes visant à fluidifier les parcours de vie des personnes. Nous prônons une vision holistique de l’être humain qui tient compte de ses dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale… Permettre cette vision en institution, c’est travailler au décloisonnement institutionnel et aller encore davantage dans une co-construction des projets personnalisés des personnes.

C’est donc avec une forme d’impatience que nous attendons la réforme de la tarification et la réforme des autorisations. L’APHP pourrait se retrouver ainsi en parfaite congruence avec son environnement. Sa raison d’être et de perdurer ne se situe que dans une approche territoriale et de proximité.

Conscient de notre nécessité de rester toujours à la pointe, nous œuvrons en permanence à améliorer notre plasticité pour offrir l’ensemble des accompagnements possibles, depuis l’hébergement complet à l’accompagnement à domicile. Le parcours implique des réponses souples et modulables aux variations situationnelles des personnes : modification de l’état de santé, des capacités fonctionnelles, changement de situation économique, changements relationnels, modifications du mode de vie. L’idée est de diversifier encore plus l’offre de service à Cormenon et Mondoubleau pour apporter dans la durée la réponse la plus appropriée à la situation.

Ce rapport d’activité présente donc la capacité de l’APHP à spécialiser et à faire évoluer ses ESSMS pour toujours s’adapter aux besoins (plateaux techniques, organisation, architecture…). Ce rapport présente aussi la capacité de l’APHP à faire émerger des synergies cohérentes entre les acteurs du Territoire. Cette synergie est plus que jamais nécessaire, car la notion de parcours implique indubitablement une réponse à plusieurs.

L’APHP revendique pleinement son implication dans le territoire départemental et régional, elle est notamment partie prenante de l’installation des PCPE (Pôle de Compétences et de Prestations Externalisées) en partenariat APAJH, l’APHP est membre Conseil territorial de Santé et notamment de la Commission santé mentale pour l’élaboration du projet plan régional de santé, elle est administrateur à l’URIOPSS, administrateur du groupement d’achat ADERE, elle est membre du CEV (Cercle des entreprises du Vendômois), membre de Vendôme Association, de la CRESS (Économie solidaire), du CREAI, d’ANDICAT, partenaire du Sport Adapté, …

Par l’ensemble de ses interactions, l’APHP joue pleinement son rôle politique et se définit alors comme un pôle de ressources. Elle garantit un cadre repérant et souple pour les personnes, tout en favorisant la cohérence et la continuité des parcours par la synergie des acteurs. Le rapport d’activité 2017 traduit l’ensemble de ces valeurs et résume l’engagement permanent des équipes pour mettre en œuvre le projet associatif.

Loïc TYTGAT, Directeur

Foyer de Vie, Foyer d’Accueil Médicalisé, Activités de jour, Accueil temporaire

Présentation

Réglement de fonctionnement

Foyer de vie des Grand Jardins, 11 rue des Grands Jardins – Cormenon

Foyer des Charmilles, 12 rue du Charme – Cormenon

Service d’Accompagnement à la Vie Sociale, 20 rue des Poilus – Mondoubleau

Représentation de la population Foyer de Vie/FAM

Tranche d’âge Foyer de Vie/FAM

L’accompagnement sur les Grands Jardins

La configuration générale de la population du Foyer de Vie et FAM des grands Jardins n’a pas évolué au cours de l’année 2017. Le vieillissement de la population et les troubles associés restent une problématique quant à l’accompagnement au quotidien.

La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale a pour objectif de mettre « l’usager au centre du dispositif », ceci à travers le projet personnalisé et l’individualisation de l’accompagnement. Les établissements tel que le Foyer des Grands Jardins ont pour mission d’accompagner les personnes adultes atteintes de handicap en répondant aux demandes et aux besoins de chacune d’entre elles. Cette mission devient de plus en plus difficile à assumer. Un travail de réflexion autour du fonctionnement institutionnel est toujours mené afin d’adapter au mieux celui-ci à cette mission. Mais il est complexe d’optimiser ce fonctionnement à moyens constants quand les besoins et les demandes sont toujours plus importants.

Pour exemple, nous avons sur un des hébergements une personne qui est hospitalisée en secteur psychiatrique depuis plusieurs mois. En effet l’état de santé de cette personne s’est dégradé en l’espace de quelques semaines. Cette dégradation a entrainé chez elle d’importants troubles du comportement impliquant un accompagnement important, tant au niveau du quotidien qu’en terme de présence éducative de proximité permanente. Si l’on veut répondre aux besoins de cette personne, assurer sa sécurité, cela impliquait de monopoliser un temps éducatif très important au détriment du reste du groupe. Ce genre de situation place à chaque fois les équipes éducatives dans un inconfort entraînant du mal-être chez ces professionnels et sur l’institution en général. L’an passé ce même type de situation c’était déjà produit avec une personne ayant été victime d’un accident entraînant une perte importante des capacités motrices et de l’autonomie.

Les régimes de protection :

Certaines personnes ne disposent d’aucunes mesures de protection, et pour d’autres personnes les représentants légaux sont des parents qui se sentent trop âgés pour assumer cette fonction. Dans ces situations, nous sommes sollicités par ces familles qui ont besoin d’aide pour assurer les démarches qui leur reviennent. Nous sommes également sollicités par des parents qui souhaitent mettre une mesure en place ou organiser les choses pour pouvoir passer le relai.

La notion d’hébergement

Les 30 personnes accueillies en hébergement vivent sur 3 unités de vie appelées « Maison ».

Chaque maison accueille 10 personnes et dispose d’une chambre d’accueil temporaire.

Chacun dispose d’une chambre individuelle équipée de salle de bains et de WC, ceci permet de préserver l’intimité, et que tous aient un lieu privé.

Les espaces communs (cuisine, salon, salle à manger et terrasse) sont à la disposition de tous. Le fonctionnement permet un mode de vie plus proche d’un principe de collocation que de vie institutionnelle. Les résidents peuvent facilement investir ce lieu de vie agréable et accueillant. Cela favorise l’échange au niveau du groupe et une certaine convivialité.

Les volets extérieurs sur les fenêtres des chambres ne sont pas encore installés en raison de l’important coût de l’installation. Les personnes accueillies se plaignent régulièrement des inconvénients causés par cet absence (chaleur de l’été, lueur la nuit, petit jour du matin).

Le renouvellement du mobilier de cuisine, âgé de plus de 10 ans, a été lancé et les nouvelles installations seront bientôt utilisables.

L’accompagnement dans les actes de la vie quotidienne

Le projet personnalisé de chaque résident permet de répondre aux besoins individuels. Il a pour but de fixer les objectifs d’accompagnement. Ceux-ci sont déterminés en tenant compte des désirs qu’il a pu exprimer lors d’un entretien qui lui est proposé, et des capacités de la personne, repérées par les équipes.

Les moyens utilisés pour répondre à ces besoins ont pour support les actes de vie quotidienne, les actions à visées sociales, culturelles, d’éveil, de bien-être retranscrit dans les diverses activités de groupe mises en place et les accompagnements individualisés pour répondre aux demandes plus personnelles.

L’encadrement de nuit est assuré par une surveillante de nuit seule sur la structure à partir de 22h00 et ce jusqu’à 7h15. Elle dispose d’un téléphone portable travailleur isolé, pour pouvoir interpeller le cadre de permanence en cas de besoin. Mais elle reste néanmoins seule pour évaluer l’urgence d’une situation et prendre les premières décisions en attente de l’arrivée de ce cadre. Cette solitude pèse sur cette équipe de nuit qui exprime régulièrement son angoisse face à des situations parfois compliquées : accueils de nouvelles personnes dont les besoins et le comportement peuvent être mal repérés, problèmes de comportement survenus au cours de la journée, problèmes de santé…

La réflexion autour d’une organisation plus adaptée au rythme des personnes, à l’évolution des handicaps, au respect des capacité de chacun est toujours d’actualité. Renforcer les équipes d’hébergement en y intégrant ponctuellement les éducateurs rattachés plus particulièrement à l’animation des activités de jour, ne répond que partiellement aux difficultés rencontrées. Cela a pour effet une présence moins importante de personnel pour l’animation et donc une moindre sollicitation des personnes fatigables bénéficient de plus de temps de repos, d’un rythme moins soutenu, d’un encadrement plus important dans les activités du fait des petits groupes. A l’inverse, les personnes disposant de plus de dynamisme et de plus importants besoins d’activité ont moins d’espaces d’activité à leur disposition. Cela est source d’ennui, de démotivation, de perte de capacités. Ces aménagements à moyens constants trouvent rapidement leur limite.

Le suivi médical

Le Foyer des Grands Jardins étant le lieu de vie des adultes accueillis, la gestion du suivi médical est prise en charge par les équipes éducatives.

Une infirmière intervient à mi-temps sur le FAM. Ce temps partiel ne lui permet pas d’assurer les accompagnements médicaux, qui sont donc pour la plupart assurés par les éducateurs pourtant une présence de l’infirmière sur certaine consultation est judicieuse pour faciliter l’échange avec les différents personnels médicaux et la transmission d’information pas toujours du ressort des éducateurs.

Ces accompagnements monopolisent un nombre d’heures impressionnant, qui ne peuvent pas être utilisées pour l’accompagnement éducatif ou l’animation du groupe d’autant plus que les rendez-vous médicaux sont nombreux. L’éloignement géographique par rapports aux services médicaux spécialisés implique des déplacements et, là encore, du temps éducatif. De ce fait,

Suivi psychiatrique :

Des consultations ont lieu dans les locaux du service de psychothérapie sur Vendôme. L’intervention régulière d’un médecin psychiatre dans la structure n’est plus du tout d’actualité.

Nous sommes toujours en recherche de nouveaux médecins psychiatres afin de répondre aux besoins de certaines personnes qui ne peuvent pas être couverts par le secteur de psychiatrie existant du fait du manque de disponibilité du seul médecin intervenant. Ces recherches sont peu fructueuses, les psychiatres sollicités n’ayant pas la possibilité d’accueillir de nouveaux patients. Là encore le manque de praticiens sur le territoire fait défaut et complexifie la réponse aux besoins

Les activités de loisir

Le rythme des week-ends est en décalage avec le rythme des semaines : pas d’activités de jour, rythme moins soutenu, activités de loisir ou de détente, spectacles, cinéma, fêtes de village, cuisine, courses…

Le nombre de personnes présentes le Week-End augmente régulièrement, soit à la demande des familles, soit à la demande des personnes elles-mêmes. Ce qui confirme le besoin de renforcement des équipes de week-end qui avait été fait en 2016

Les animations sont organisées en fonction des goûts, des envies, des rythmes et des demandes. Les personnes ont le choix d’y prendre part ou pas.

Chacun est stimulé pour exprimer un désir, un choix, de participer à la mise en place de ce qui est proposé, sans pour autant forcer. Les week-ends sont ainsi l’occasion de pouvoir faire différentes choses avec un éducateur que l’on voit peu au quotidien, et avec les résidents des autres maisons.

L’organisation de soirées et de festivités où les bénéficiaires des différents services de l’APHP se retrouvent sont de plus en plus nombreuses, créant du lien entre les équipes et permettant aux bénéficiaires de se rencontrer régulièrement.

Les mini-séjours

5 mini-séjours ont été organisés au cours de l’année

  • Janvier : Puy de Dôme pour 6 résidents du Foyer de Vie, avec initiation au ski et à la raquette
  • Mars : séjour center Parc pour 6 résidents du Foyer de Vie, du FAM et de l’Accueil de Jour. Objectif principal, le bien-être par l’eau et la détente
  • Avril : séjour en bord de mer pour 6 personnes de la maison verte (FV et FAM)
  • Mai : séjour en bord de mer pour 6 personnes de la maison bleue (FV et FAM)
  • Octobre : séjour à Cheverny pour 6 personnes du FAM et de l’Accueil de Jour

Ces projets de séjours sont mis en place en fonction des propositions faites, des centres d’intérêts repérés. Le but est que tous les résidents qui souhaitent partir quelques jours hors de l’institution en aient la possibilité une fois par an.

Les vacances

Deux périodes de vacances ont été organisées, 4 semaines sur la période d’été, du 31 juillet au 27 août, 1 semaine au moment des fêtes de fin d’année du 22 décembre au 2 janvier.

Tous les résidents ne sont pas présents aux grands Jardins sur ces temps-là, certains étant accueillis en famille pour toutes ces périodes ou une partie, d’autres prennent part à des vacances encadrées par des associations organisatrices de séjours adaptés (LCV, ALISA, Tourisme et Loisirs, Vacances Adaptées, Roulotte et Nature, Nouvel Horizon)

Pour la période d’août : 6 à 15 personnes présentes au foyer, même effectif qu’en 2016. Par contre les personnes prennent part à des séjours adaptés moins longs. Leurs moyens financiers ne leur permettent plus qu’une seule semaine sur cette période si elles souhaitent également partir quelques jours en fin d’année.

Activité quotidiennes, sorties, pique-nique, visites diverses, et repos meublent les journées des personnes qui restent sur site. L’activité restauration de l’ESAT ne fonctionnant pas pendant les 3 premières semaines de cette période, il a été fait appel à une société de restauration extérieure pour assurer un repas par jour, l’autre repas étant confectionné par les personnes et les éducateurs à partir d’un budget alimentation dédié à cette activité, ceci afin que le temps ne soit pas entièrement consacré à la cuisine et à l’approvisionnement.

21 personnes sont parties en vacances avec des organismes de séjours adaptés sur une durée de 1 à 3 semaines (26 en 2016). 6 personnes ne sont pas parties en séjour adaptés, soit par choix, pour des raisons de santé ou pour passer toute la période avec leur famille.

On remarque depuis plusieurs années que les personnes ont moins de ressources financières, et la durée des séjours diminue. Un seul a pu partir 3 semaines et 8 ne sont partis qu’une semaine.

Toutes les personnes ont pu quitter la structure quelques jours, soit sur un séjour adapté soit pour un séjour en famille.

Pour la période de Noël :

  • 5 à 11 personnes étaient présents au Foyer des Grands Jardins. Le plus gros de l’animation concernait la préparation des fêtes, décoration des lieux, préparation et confection des menus de réveillon, sorties aux alentours, bowling, marchés de Noël, cinéma…, activités moins pratiquées au cours du reste de l’année.
  • 5 personnes ont pris part à un séjour vacances adaptées sur la période de fêtes de fin d’année. Certains auraient souhaité partir mais ils ne disposaient plus de finances suffisantes.
  • 12 personnes ont passé toute cette période en famille.
  • 5 personnes ont passé toute cette période au Foyer.
  • 2 personnes sont restées au foyer, mais ont pu passer le jour de Noël et du nouvel an en famille.
  • 7 personnes ont passé la soirée de Noël au foyer, avec 2 éducateurs présents avec la surveillante de nuit pour permettre de vivre une réelle soirée festive
  • 11 personnes ont passé la soirée de la St-Sylvestre sur place avec le même typa d’organisation que pour le 24 décembre

Les activités de jour

L’activité de jour accueille les personnes hébergées tant au Foyer de Vie (20 places) qu’au FAM (10 places), ainsi que des personnes d’Accueil de Jour vivant avec leur famille (5 places). L’établissement disposant également de 3 places d’Accueil Temporaire, cela représente approximativement 38 résidents.

Activités proposées avec partenariat extérieur :
  1. Poterie (2 fois semaine, animé par un prestataire extérieur)
  2. Piscine (1 fois semaine, à Bessé/Braye animé par un maître-nageur)
  3. Ludothèque (1 fois semaine à Savigny/Braye)
  4. Musique (1 fois semaine encadré par un professeur de l’école de musique Poly’sons)
  5. Equitation (1 fois semaine, au centre équestre du vendômois des Bellezeveries)
  6. Judo (1 fois semaine en partenariat avec un club local)
  7. Ferme pédagogique (1 journée toutes les 4 semaines à St-Martin Des Bois)
Activités proposées encadrées par les éducateurs :
  • Entretien (plusieurs séances semaine, groupes différents)
  • Gymnastique (2 séances semaine)
  • Marche (3 groupes semaine)
  • Activités motrices (1 fois semaine)
  • Musique (plusieurs séances semaine)
  • Repassage (1 fois par semaine)
  • Journal (1 fois par semaine)
  • Jeux éducatifs 1 fois par semaine)
  • Vannerie (1 fois par semaine)
  • Ménage salle et hall (1 fois par semaine)
  • Danse bien-être (1 fois par semaine)
  • Relaxation (1 fois par semaine)
  • Mosaïque (1 fois par semaine)
  • Activités manuelles
  • Sorties
Manifestations organisées :
  • Triathlon
  • Loto imagé
  • Participation active (matériel, encadrement) aux activités motrices organisées par le SADP du Perche.
Manifestations extérieures :

Le plus souvent possible, l’équipe propose des sorties extérieures pour favoriser les contacts hors foyers (culturelles, sportives, plaisirs…). A cela s’ajoute les partenariats avec l’association « Sport Adapté Du Perche » et le collectif « Regards Croisés » par le biais duquel des après-midi d’échanges autour d’activités créatrices avec d’autres structures du secteur (IME des Sables, SESSAD de Vendôme, Hospitalet, FAS de Vendôme, service APF Lunay…) sont programmées.

Manifestatons sportives :
  • Les marches
  • Rencontre judo
  • Cross
  • Pétanque
  • Journée sportive
Loisirs
  • Ciné-mobile
  • Après-midi dansante
  • Chato’do (concerts)
  • Bowling
  • Barbecue
  • Sortie boite de nuit
  • Journées pêche
  • Manifestations institutionnelles :

La fête de l’été réunit tous les bénéficiaires et les professionnels de l’association pour un repas champêtre et un après-midi festif.

La fête de fin d’année réunit également tout le monde à la salle des fêtes de Cormenon. Il s’agit d’un repas de fête de fin d’année avec soirée dansante et distribution de cadeaux à tous les bénéficiaires.

L’accueil des résidents extérieurs

Accueil temporaire

298 journées d’Accueil Temporaire ont été réalisées, 11 personnes ont été accompagnées dans ce cadre :

  • 1 personne, vivant en famille et sans solution, accueillie régulièrement, sur liste d’attente en vue d’un accueil permanent. Cette solution lui permet de ne pas rester seul au domicile familial en permanence et de partager ainsi des temps de vie avec des personnes avec qui elle a créé des liens d’amitié.
  • 1 personne ayant quitté l’ESAT où il travaillait car il souhaitait rester avec sa mère de manière permanente. La cohabitation étant devenue conflictuelle, cette mère nous sollicite afin de la soulager pour des périodes de congés pour elle.
  • 1 personne accueillie en ESAT, qui n’est plus apte au travail et qui doit quitter le Foyer d’Hébergement qui l’accueille.
  • 1 personne relevant d’une pathologie psychique qui rend difficile son intégration sur une structure, ces accueils ont pour objectif de soulager la famille et de vérifier les possibilités d’accueil qui pourrait lui être proposées
  • Une personne accueillie en accueil de jour pour qui la famille, et la personne elle-même, souhaite un passage progressif vers un accueil en hébergement.
  • Une personne admise en accueil de jour dans le but de permettre à la famille de se reposer et à la personne de travailler la prise de distance avec le milieu familial.
  • Une personne qui vivait avec sa mère âgée dont la sœur a dû assurer l’accueil suite à l’admission de la maman en EHPAD. cet accueil permet à la famille d’avoir des périodes de repos, la prise en charge de cette personne étant parfois difficile à gérer pour les proches
  • Une personne vivant chez son frère en attente d’une place dans une structure répondant à ses besoins.
  • Une personne vivant chez ses parents en recherche d’une structure qui réponde à leurs attentes réciproques
  • Une personne toujours accueillie en IME malgré ses 23 ans, afin de soulager la mère des week-ends d’accueil compliqués
  • 1 personne, 1 jour par semaine sur l’accueil de jour, actuellement en IME, afin de permettre progressivement un accueil sur une structure adulte. cette personne a également bénéficié de 2 semaines d’accueil en hébergement.

Accueil de stagiaires

3 personnes ont été accueillies dans le cadre de stage sur 40 journées.

  • 2 jeunes adultes d’IME afin de procéder à des évaluations en vue d’orientation ou d’admission.
  • 1 personne accueillie en Foyer d’Hébergement et ayant une reconnaissance de travailleur handicapé, ne pouvant plus suivre le rythme de l’ESAT et disposant d’une orientation Foyer de Vie.

L’accueil de stagiaires diminue au bénéfice de l’accueil temporaire. Effectivement le nombre de sollicitations de la part de structures, des familles ou d’organismes de tutelle augmente considérablement en raison du nombre croissant de personnes sans solution d’accueil adaptée à leur besoin.

Stage vers l’extérieur

Le foyer des Grands Jardins continue sa participation dans le cadre du réseau inter établissement. Des personnes vont régulièrement passer 1 semaine au Foyer « Le Hameau des Vents » de Château-Renault et des personnes « du Hameau des Vents » viennent aux Grands Jardins ces mêmes périodes. Le même type d’échange à lieu avec le FAM de Rilly/Loire.

Ce système d’échange permet à des adultes n’ayant peu ou pas de possibilité de passer du temps hors institution (pas de famille, pas de moyens financiers pour des vacances adaptées…) d’aller vivre quelques jours dans un autre environnement et de créer de nouveaux liens. Ces échanges ne sont pas mis en place de manière régulière, nous sommes sollicités, ou nous sollicitons, nos partenaires en fonction des demandes des personnes.

Le personnel

Mouvement de personnel

2 professionnelles ont sollicité la direction pour un congé sabbatique, une pour 11 mois et l’autre pour 6 mois.

La personne ayant fait la même demande en 2016 a formulé une démission à l’issue de ce congé pour intégrer définitivement le poste sur lequel elle était pendant cette période de congé. Un recrutement en CDI a donc été ouvert pour son remplacement. Celui-ci a été pourvu par un candidat qui effectuait des remplacements en CDD.

2 nouvelles personnes ont été recrutées pour des CDD de remplacement

Le professionnel en contrat aidé a obtenu son diplôme d’AMP et a quitté l’établissement à l’issue de sa période de contrat.

Une personne a été recrutée dans le cadre d’un Contrat d’Aide à l’Emploi pour renforcer l’équipe de nuit et ainsi permettre une organisation plus adaptée pour pourvoir aux remplacements lors des congés et des différentes absences.

Formations

Formations individuelles :

  • Une personne en Emploi d’Avenir a terminé une formation d’AMP et validé son diplôme.
  • Formation recyclage SST pour 5 personnes.
  • Formation “jardin écologie et production biologique” pour une personne
  • Formation “Expression et création musicale” pour une personne
  • Formation incendie et évacuation pour tout le personnel
  • Intervention d’un psychologue pour de la supervision d’équipe pour tous les professionnels, 10 séances sur l’année.
  • Une personne a validé son Certificat de Branche Moniteur d’Atelier

Stagiaires écoles

L’association APHP est sollicitée par différents organismes afin d’accueillir des personnes pour réaliser des stages de mise en situation professionnelle. Il peut s’agir de centre de formation du travail social, de lycées professionnels, de structure telle que Pôle Emploi.

  • Une personne en formation d’Accompagnement Éducatif et Social (AES) stage de 12 semaines
  • Une personne en formation d’Educateur Spécialisé stage long de 1ère année depuis septembre (suite sur 2018)
  • Une personne en 1ère année CAP SAPVER stage de 3 semaines

Conclusion

Les préoccupations de l’année 2017 ont été de répondre aux besoins des personnes accompagnées, d’apporter des réponses aux professionnels quant à leurs interrogations par rapport aux difficultés rencontrées dans les accompagnements et de fournir un maximum de réponses pour les personnes sans solution du territoire immédiat et pour celles plus éloignées géographiquement pour lesquelles nous sommes sollicités.

Pour les personnes accueillies l’objectif est de répondre à leurs besoins, leurs demandes et celles de leurs proches. L’organisation vise au respect optimal du rythme de chacun et à l’accompagnement le plus sécurisé et sécurisant possible. Pour cela nous avons recours à des remplacements par des professionnels repérés, diplômés ou avec un objectif d’accès à une formation de travailleur social. La fidélisation des personnels remplaçants est un plus autant pour les personnes accompagnées que pour les équipes en place. Cela permet une véritable intégration aux équipes, une pleine participation de leur part aux différents groupes de travail, et des repères fixes pour les résidents.

La réflexion continue sur l’organisation du fonctionnement des hébergements et des activités de jour ce fait de manière permanente à travers les différentes instances de travail : séances de supervision, réunions éducatives, réunions de suivis des situations (synthèse et projet personnalisé). La mise en place d’activités nouvelles, l’adaptation des activités déjà en place, permet de satisfaire plus précisément les personnes. Le fait de proposer des aménagements au niveau du rythme, temps de séance d’activité modulable, devient une pratique régulière qui complexifie l’organisation mais est bénéfique pour les personnes.

La mise en place d’un comité éthique animé par la psychologue a pris le relai des séances d’analyse des pratiques auxquelles les professionnels n’adhéraient plus. Ces réunions de réflexions regroupent des professionnels de toutes les structures de l’APHP, ceci avec plusieurs objectifs : renforcer le sentiment d’appartenance à cette association de la part des professionnels, favoriser les échanges et les débats sur des problématiques rencontrées dans le cadre de l’action des professionnels, permettre une parfaite cohérence dans les interventions et un discours commun de tous les professionnels.

En ce qui concerne les réponses aux demandes d’accueil, permanents ou stage, la priorité est, par contrainte, donnée aux accueils temporaires pour apporter une réponse minimale aux situations difficiles et sans solution. La demande de places supplémentaires en accueil de jour formulée dans les budgets prévisionnels pour l’année 2018 vise l’objectif de répondre aux besoins des personnes du territoire proche et de libérer ainsi les chambres d’accueil temporaire pour des personnes plus éloignées et des stagiaires en vue d’évaluation pour leur orientation future vers un établissement adapté.

Le travail de réécriture du projet d’établissement qui sera fait courant 2018 permettra de formaliser ces différentes réflexions et d’élaborer un guide qui servira de référence à tous.

Foyer d’Hébergement

Introduction

Par le biais d’un hébergement collectif et d’hébergements éclatés le Foyer d’Hébergement accompagne des personnes dans leur vie quotidienne (démarches administratives, coordination médicale, loisirs, hygiène…). Ces démarches sont autant outils permettant de favoriser l’autonomie des personnes que nous accompagnons.

A partir du quotidien, l’équipe du Foyer d’Hébergement permet une meilleure inclusion des résidants dans la société et ainsi de pouvoir compenser le handicap. Cet accompagnement quotidien n’est pas sans poser de questions. En effet, il s’agit pour l’équipe de pouvoir constamment requestionner leur pratique pour répondre au plus près aux besoins et demandes des personnes accompagnées. L’évolution des publics amène en outre cette réflexion. Nous voyons sur le Foyer d’Hébergement arriver des jeunes (sortant d’amendement Creton) qui peuvent avoir certains troubles du comportement (troubles qui peuvent dépendre davantage de leur classe d’âge que de leur pathologie psychiatrique). Ils viennent requestionner les pratiques des professionnels. D’un autre côté le Foyer d’Hébergement accompagne aussi des personnes vieillissantes (des personnes avec un plus fort taux de fatigabilité et sont à mi-temps à l’ESAT). Comment adapter les rythmes de vie de chacun sur une collectivité telle que peut l’être un foyer d’hébergement ? Comment personnaliser l’accompagnement proposé sur une collectivité ? Comment cette mixité générationnelle peut tirer l’ensemble des personnes accompagnées vers le haut ? Sont autant de questions qui demandent à être remises à l’ordre du jour de manière constante.

L’équipe du Foyer d’Hébergement utilise tous ces outils du quotidien pour permettre d’accompagner les personnes dans leur projet. En utilisant des supports (séjours extérieurs, projet esthétique, confection d’un roman-photo, spectacle de fin d’année, sorties culturelles…), l’équipe répond aux projets personnalisés des personnes accompagnées : en favorisant l’estime en soi, valorisant les personnes sur les compétences qu’elles possèdent et en favorisant leur autonomie.

Objectifs du Foyer d’Hébergement

  • Maintien des acquis des personnes accueillies
  • Encourager les personnes à plus d’autonomie (rendre le résident acteur et responsable)
  • Valoriser les personnes
  • Favoriser l’inclusion sociale des personnes

Moyens du Foyer d’Hébergement

  • Intervention de 2 éducateurs en soirée, 1 éducateur sur le foyer d’hébergement des Charmilles et 1 éducateur sur l’accompagnement des personnes en hébergement « éclaté », avec la possibilité d’un 3e éducateur pour les accompagnements sur l’extérieur
  • Le temps : savoir et pouvoir consacrer du temps au résident
  • Une équipe de professionnels qualifiés
  • La convivialité des locaux (possibilité de personnaliser son lieu privé et d’amener ses idées pour les lieux collectifs)
  • Le travail d’équipe : les professionnels travaillent ensemble dans une démarche commune, conforme au projet d’établissement.

Projets menés

  • Le perroquet, (journal interne retraçant les moments de vie des établissements) pour permettre de transmettre des informations sur les informations des Charmilles pour les résidents qui souhaitent en faire part.
  • Le roman-photo qui suit son cours. Il est élaboré (photos, scénario), sur les temps de week-end. Il permet la valorisation des résidents, une conscience de leur image, de leur apparence.
  • La soirée jeux de société qui a pour but de se divertir et de travailler la socialisation. Cette soirée est organisée gratuitement par une association extérieure à raison d’une fois par mois, au sein d’un bar restaurant d’Eure et loir. Elle est ouverte à tous et à tous âges. Elle est sur la base du volontariat, seuls les résidents souhaitant s’y inscrire le font. Elle favorise les échanges, la détente et permet de dynamiser le quotidien. Une triplure éducative nous est accordée pour nous permettre de favoriser ce type de sorties à raison d’un vendredi par mois. Nous en profitons pour proposer cette sortie chaque mois.
Soirée jeux de société
Soirée jeux de société
  • La soirée esthétique est organisée une fois par mois en partenariat avec le cabinet esthétique de Sargé sur Braye. Cette soirée a pour but d’apprendre à prendre soin de soi, de favoriser la confiance et la valorisation de soi. C’est un moment convivial et « cocooning ». La plupart du temps se sont les femmes qui s’inscrivent mais en fonction des thèmes proposés (maquillage, soins des pieds, massages…) certains hommes commencent à se l’autoriser. Cette activité est payante et sur la base du volontariat. Une triplure éducative le vendredi soir étant mise en place, nous permet de nous y rendre une fois tous les 2 mois environ.
  • La mise en place d’une activité théâtre en partenariat avec l’Echalier. Cette activité devrait commencer en début d’année 2018 pour les résidants qui le désirent, à raison d’une fois tous les 15 jours. Cette activité a pour objectifs renforcer la confiance en soi des personnes accompagnées de permettre une ouverture culturelle des personnes accompagnées, Renforcer l’inclusion sociale des personnes accompagnées, en permettant aux personnes accompagnées d’être « actrices » de leur projet.
  • Réfection d’une salle du 20 rue des Poilus en vue d’en faire un lieu d’échange (bar, salle de jeux vidéo, point internet, soirées à thème). Cette salle a été repeinte par un groupe de résidants encadrés par un éducateur.
  • Le spectacle de fin d’année : Certains résidants ont demandé à organiser un spectacle de fin d’année pour le présenter lors du repas de fin d’année des établissements en présence de l’ensemble des foyers où se retrouve l’ensemble des personnes accompagnées et une majeure partie des salariés. Ils ont pu être accompagnés par l’équipe pour les guider dans le choix de la mise en scène de ce spectacle par rapport au thème qu’ils avaient pu choisir, soit, cette année le thème « des chanteurs disparus ». Le but recherché étant d’apprendre à s’écouter, à s’organiser et se coordonner les uns avec les autres. L’équipe a veillé à ce que chacun ait sa place dans cette représentation, tout en privilégiant la propre adhésion de la personne. C’est aussi apprendre à gérer ses émotions, son stress…à se souvenir des différentes étapes du spectacle… Un travail sur les décors, costumes et répétitions a été de mise pour amener un coté burlesque à ce spectacle qui apporte au final satisfaction et fierté pour l’ensemble des acteurs.
spectacle de fin d'année
Spectacle de fin d’année
  • Les confections repas du Week-end Tous les week-ends, les résidents préparent un repas en ayant au préalable :
    • Donné des idées de menus,
    • S’être mobilisé à tour de rôle pour aller faire les courses accompagnées de l’éducateur.
    • Confectionner le repas. C’est un moment que la plupart apprécient et c’est aussi là qu’ils peuvent réaliser quelques recettes simples qu’ils pourront reproduire de façon autonome.

Les vacances

A chaque période de congé, chaque résidant a la possibilité de choisir ses vacances (en famille, en transfert, en camp extérieur).

Le résidant informe l’équipe éducative, ainsi que le tuteur et /ou sa famille. L’accord financier est donné par le délégué à la protection des majeurs. Le rôle de l’équipe est de guider la personne dans ses démarches en fonction de son choix. L’équipe devra remplir un dossier complet, une évaluation, lorsque le choix se portera sur le camp extérieur. L’équipe veillera à anticiper l’organisation des vacances (réservations, anticiper le suivi médical, lien avec la famille et le tuteur, organisation des budgets alloués, sacs de voyage…) du résidant afin que ces vacances puissent se passer dans de bonnes conditions.

Les séjours extérieurs

L’équipe propose plusieurs séjours dans l’année auxquels les résidents ont libre choix de s’inscrire ou non. Dans le cas où une personne ne souhaiterait pas y participer une solution serait recherchée avec elle pour envisager son accueil pendant celui-ci.

En général, les participants préfèrent partir l’été et les week-ends longs en camping et l’hiver en gîte.

Ces séjours extérieurs ont pour objectifs :

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séjour extérieurs
  • Favoriser la prise d’autonomie face à l’encadrement mais aussi dans un lieu inconnu,
  • Favoriser des vacances adaptées au rythme de chacun,
  • Favoriser la prise d’initiative (repas, sorties…),
  • Favoriser la confiance et la responsabilisation
  • S’extraire de la routine du quotidien (camping en toile de tente, éclatement du groupe sur différents points du camping pour un esprit plus convivial…)
  • Favoriser la prise de décisions : s’organiser sans que l’éducateur le fasse à la place de la personne concernée (choix de l’activité, choix de repas…)

Pour cela, il a été posé un cadre :

chacun doit s’organiser à l’avance et prévenir l’éducateur de service.

Le choix du camping est réfléchi de façon à ce que les diverses activités gratuites soient proposées sur site.

On constate toujours que ce type de fonctionnement ne convient pas à tous. Certains ont besoin de la présence rassurante des encadrants et d’être épaulés voire guidés dans tous leur choix.

La durée du séjour ne doit pas, pour les encadrants, selon le code du travail, dépasser cinq jours…Comment s’investir, s’imprégner d’un endroit dans un si court laps de temps ?

  • En mai 2017, l’équipe a proposé un mini transfert à l’ile de Ré. Nous étions hébergés dans un petit camping où les résidants ont vécu leur séjour en quasi autonomie (sauf pour les sorties)
  • En Aout 2017 : il a été proposé par l’équipe éducative un transfert de 5 jours, en camping à Saint Georges d’Oléron. Nous étions en bungatoile.
  • En Décembre 2017 : l’équipe éducative a proposé un séjour de 4 jours à Saint Malo. Nous étions hébergés en Gite.

Vie de l’établissement :

Comité qualité

Comité qualité
Comité qualité

Participation de deux membres de l’équipe à ces commissions. Le but de ces rencontres étant de se pencher sur les évaluations internes et externes faites il y a quelques années afin de s’assurer si les préconisations résultantes de ces évaluations ont bien été prises en compte, si des solutions ont été apportées aux manques constatés et si ces solutions sont toujours d’actualité. C’est un travail qui va amener l’ensemble du personnel des foyers à se rencontrer en sous-groupe afin de travailler sur différents thèmes.

Comité éthique

En 2017 a été initié un comité éthique, animé par la psychologue des établissements. Ce groupe de travail a pour but de conceptualiser la pratique des équipes. Nous avons travaillé autour du thème de « la vie affective et sexuelle » qui a abouti à une charte. Puis nous travaillons autour du thème de la relation avec les familles. Ce comité éthique permet aussi un échange inter établissement.

Travail au quotidien

Au quotidien, les résidents ont besoin de repères pour mieux se situer dans l’espace et le temps mais aussi pour se sentir sécuriser. L’éducateur est là pour apporter ces repères et sentiments de sécurité. Il est là pour « accompagner » la personne accueillie, sans pour autant faire à sa place tout en travaillant l’image de soi, la confiance en soi, la valorisation, la stimulation, la responsabilisation, donner l’envie de…, la socialisation pour vivre le plus épanoui possible. L’intérêt est aussi de répondre au mieux aux besoins et par conséquent d’individualiser la prise en charge.

De même, sur un plan « pratique » concernant :

  • l’entretien du linge (mise en route des machines, repassage et rangement dans l’armoire). Du fait de la collectivité, nous sommes dans l’obligation de définir des jours fixes à chacun. Cela peut devenir une contrainte pour eux mais peut être aussi un repère dans le temps. Seuls, les draps sont lavés et repassés à l’ESAT pour ceux qui le souhaitent, d’autres préfèrent le faire eux-mêmes au sein du foyer.- l’entretien de la chambre (en général, l’éducateur n’effectue qu’un « contrôle » même s’il lui arrive d’être présent pour guider la personne qui aurait du mal à effectuer cette tâche).
  • l’entretien des locaux collectifs (chacun y participe à tour de rôle selon un planning défini pour ce qui est de la semaine ; pour le week-end, ce planning n’est pas utilisé pour laisser le choix et favoriser la prise d’initiative). La maîtresse de maison effectue une fois par semaine l’entretien des locaux collectifs en plus de celui fait par les résidents.

L’équipe remarque que ce temps dévolu à la maîtresse de maison n’est pas suffisant

Accueil stagiaire TH

Nous avons accueilli 14 stagiaires courant 2017.

En 2017, nous avons mis en place une procédure d’accueil de stagiaire commune FH/ESAT. Cette procédure commune a comme objectifs d’une part de mettre en cohérence les démarches administratives pour les personnes souhaitant effectuer un stage dans nos structures, d’autre part de proposer un accompagnement cohérent pour le stagiaire.

Cette procédure se décline comme ceci :

Dossier de candidature commun ESAT/FH

  • Entretien commun avec l’ESAT et visite au préalable de la structure par le stagiaire
  • Accueil du stagiaire accompagné de sa famille ou d’un éducateur de l’établissement demandeur
  • Observations de l’équipe éducative, accompagnement dans les actes de la vie quotidienne.
  • Elaboration d’un bilan éducatif en équipe
  • Présence d’un membre de l’équipe au bilan de stage avec l’ESAT

Accompagnement personnalisé

Les démarches administratives :

Nous accompagnons au quotidien les résidants sur ce plan en fonction des besoins repérés (prise de rdv médical, démarches auprès du tuteur, de l’employeur pour les demandes d’absences, de l’école de conduite française, de la CPAM pour l’envoi de leur arrêt de travail, rangement et tri de leur papiers…)

La gestion du budget

En règle générale, le résidant négocie avec son tuteur ou curateur le montant qu’il estime lui être nécessaire en fonction de ses besoins, ses projets de vie. Le rôle de l’équipe est d’apporter un travail sur la valeur de l’argent, la notion d’économies, de frustration liée au plaisir immédiat etc… auprès des personnes accueillies mais en aucun cas l’éducateur ne peut être décideur. Ce rôle revient de qui de droit au tuteur ou curateur.

L’encadrement des repas

  • gérer des tensions,
  • amener une dynamique,
  • favoriser la parole de chacun,
  • rassurer,
  • travail sur les codes sociaux…

Dans un souci de prise d’autonomie, l’équipe accompagne les résidants demandeurs à se confectionner des repas seuls (menu, gestion budget alloués …).

On note que le nombre de résidants présents le week-end ne cessant de croître (souvent 15 personnes) ainsi que les locaux peu adaptés et peu fonctionnels des lieux existants favorisent les tensions et/ou l’inconfort.

Les achats divers

  • hygiène,
  • vêtements,
  • mobilier…

Dans la majeure partie des cas, la personne effectue ses achats seule toujours avec l’objectif de rendre la personne « actrice » de ce qui la concerne. Il arrive que l’éducateur soit là pour des achats plus spécifiques (ex : vêtements, meubles…) ou si la personne ne peut vraiment pas effectuer cette démarche seule.

L’accompagnement médical

Les rendez-vous médecin traitant, dentiste, kiné sont gérés par le résidant lui-même pour l’ensemble des personnes accueillies. Si besoin de faire un lien entre patient et praticien, l’éducateur pourra l’accompagner.

Pour tous les rendez-vous spécialistes, l’équipe assure le suivi et les accompagnements sur Vendôme. La désertification médicale implique la multiplicité des accompagnements par les éducateurs sur des villes de plus en plus loin (Tours, Le Mans…)

La gestion du traitement médical

Les pilulier n’est plus fait par le résident depuis la mise en place d’une convention avec la pharmacie de proximité qui pour des raisons de sécurité sanitaires est fait par les pharmaciens eux-mêmes.

L’équipe regrette cette perte d’autonomie pour une majeure partie des personnes accueillies.

Au cas par cas, il peut être confié au résident son pilulier pour la journée ou pour la semaine en fonction de ses capacités à gérer son traitement. Pour certains, la prise des médicaments se fait en présence de l’éducateur dans le bureau éducatif. L’éducateur de service n’est pas en mesure d’administrer sans ordonnance un traitement médical.

Le médecin du service de psychiatrie de l’hôpital de Vendôme dit se trouver dans l’impossibilité d’effectuer ses consultations sur site, ceci malgré la convention passée entre l’hôpital et les structures d’accueil de l’association. Ce sont, actuellement, les médecins traitants des résidants qui effectuent les renouvellements de traitement. Le médecin psychiatre rencontre toutefois quelques résidants dont la pathologie nécessite une attention particulière.

L’organisation des activités week-end

Le week-end, la présence de 2 éducateurs est indispensable, même si cette doublure reste courte (14h-19h), elle nous permet de favoriser le libre choix de la personne (dans la mesure du possible). Il est arrivé qu’un 3ème éducateur intervienne le samedi pour proposer un accompagnement de meilleure qualité (ex : proposition de sorties en plus petit groupe, mise en place d’un atelier cuisine en petit groupe pour ceux qui souhaitent se faire leur repas de temps à autre ou préparer leur future vie en SAVS). L’équipe constate que l’effectif des personnes accueillies le week-end ne cesse d’augmenter, et passe régulièrement à 15 sans compter le personnel. Le minimum se situant autour de 12 personnes environ.

En général, l’équipe privilégie de laisser le libre choix aux résidents de participer ou non à l’activité en laissant la possibilité à un groupe de sortir avec un éducateur et à un autre de rester sur place. L’équipe privilégie aussi que certains résidents puissent s’organiser pour sortir en totale autonomie sur Mondoubleau ou Vendôme essentiellement. Il arrive aussi que tout le groupe sorte avec les 2 éducateurs. A savoir que même en sorties encadrées les résidants ont des quartiers libres avec un lieu et une de rdv qu’ils doivent respecter. C’est aussi cela le travail de socialisation et de responsabilisation (notion de respect du cadre, respect des autres…) mais c’est aussi un travail de repères spatio-temporels dans un nouveau lieu. Tous ont le numéro du portable du foyer d’hébergement afin que les éducateurs restent toujours joignables en cas de problème.

Les sorties les plus demandées sont :

  • le théâtre,
  • le cinéma,
  • les concerts,
  • les zoos,
  • le bowling,
  • les manifestations locales,
  • les brocantes,
  • les randonnées pédestres,
  • la piscine
  • ou le shopping au Mans, à Tours, à Blois, à Châteaudun ou à Vendôme.

Il arrive de plus en plus que des soirées dansantes, ou soirées karaoké soient organisées au sein des Charmilles, à la demande des plus jeunes du groupe. L’équipe favorise les échanges d’inter établissements ou inter services avec l’organisation de soirées dansantes.

Salariés

Mouvement du personnel

Une AMP était en en arrêt maladie depuis Août 2016.

Arrivée d’une Educatrice Spécialisée en remplacement du congé maternité

Départ d’une remplaçante

Externalisation d’un poste de psychologue depuis avril 2016. Un relai partiel est proposé par la psychologue du foyer de vie. Un relai complémentaire par les psychologues libérales de Mondoubleau est proposé aux résidants ayant besoin d’un suivi régulier.

Formation interne

  • Formation « famille et équipe » pour une monitrice éducatrice.
  • Formation SST pour un AMP et une surveillante de nuit.
  • Formation incendie pour deux AMP.
  • Supervision pour toute l’équipe avec un intervenant extérieur.

Accueil des stagiaires école

  • L’équipe a accueilli 2 stagiaires durant l’année 2017.
  • Une dans le cadre d’une formation d’éducatrice spécialisée, à Orléans, pour 16 semaines.
  • Une dans le cadre d’une formation Monitrice éducatrice de 14 semaines
  • Suivi de deux stagiaires en formation monitrice éducatrice par deux salariés titulaires.
  • Ces accueils impliquent un investissement assidu de la part de l’équipe pour accueillir, présenter, expliquer notre travail au quotidien aux stagiaires. Un référent est défini en amont pour le suivi des écrits du stagiaire. Un temps en réunion d’équipe est mis à disposition du stagiaire afin qu’il puisse faire part de ses objectifs de stage et de sa propre évaluation. Une évaluation en équipe est fournie, à la fin du stage et transmis aux centres de formation.
  • L’équipe met une importance à accueillir des stagiaires qui apportent des questionnements pertinents et favorisent une remise en question, une ouverture et parfois une remise à niveau des cadres législatifs en vigueur.

Bilan d’équipe

Un bilan en équipe est fait chaque année pour évaluer le travail effectué et se projeter pour l’année à venir. Il nous a permis de réajuster certaines de nos pratiques au quotidien pour mieux répondre aux besoins des personnes accompagnées.

Difficultés rencontrées

  • L’adaptation difficile pour certains résidants à se retrouver seul dans leur studio (sentiment d’insécurité)
  • Problématique de mobilité au vu des caractéristiques du territoire (transports en commun)
  • Locaux vétustes, ils ne sont plus aux standards de confort. Ils ne sont pas non plus suffisamment entretenus dû à un temps de maîtresse de maison trop restreint
  • Sentiment des résidants d’être sans cesse évalués (hébergement, Esat, séjours extérieurs, MDPH…)
  • Accentuation du manque de solidarité entre les personnes accueillies (individualisme)
  • Partenariat avec le secteur psychiatrique du secteur complexe
  • Avancés observées :
  • Plus de communication et de cohérence dans le travail d’équipe depuis que l’équipe est centralisée aux charmilles
  • Plus de confiance donnée aux résidants qui s’émancipent de plus en plus.
  • Le poids de la collectivité allégé pour certains qui ont intégré un studio
  • L’indépendance de certains résidants face à l’encadrement

Le service d’accompagnement à la vie sociale

Présentation

Le Service d’Accompagnement à la Vie Sociale compte fin 2017, 26 bénéficiaires habitant dans des logements individuels sur le secteur de Mondoubleau / Cormenon, pour 24 places autorisées.

Le Service fonctionne toute l’année du lundi au samedi.

Les éducatrices du Service interviennent soit à domicile, soit au bureau situé au 20 rue des Poilus à MONDOUBLEAU et proposent aux personnes un accompagnement dans divers domaines en fonction de leurs potentialités et de leurs projets personnalisés.

Évolutions en 2017

Le service n’a pas effectué de nouvelle admission en 2017.

Nous observons toujours un vieillissement de la population accompagnée : 20 personnes du Service ont plus de 40 ans, la moyenne d’âge est de 46,84 ans.

La durée moyenne des accompagnements est de 9,92 ans. Deux personnes sont suivies depuis l’ouverture du service en 1994.

Préoccupations du service

Le nombre d’accompagnements médicaux ne cesse de croître d’année en année, l’équipe fait état de 117 rendez-vous médicaux accompagnés par les éducatrices du service contre 114 en 2016, 113 en 2015, 99 en 2014, 76 en 2013, 61 en 2012 et 55 en 2011.

Les rendez-vous chez les spécialistes sont décomptés dans ces statistiques : Ophtalmologiste, gynécologue, cardiologue, neurologue, orthopédiste, urologue, stomatologue, gastro-entérologue, dermatologue, angéiologue, radiologue. Le secteur s’est élargi : les consultations ont lieu à Vendôme, mais aussi à Blois, La Chaussée Saint-Victor et désormais à Tours.

Le service se déplace chez le médecin psychiatre de l’hôpital Vendôme puisque celui-ci ne vient plus à Mondoubleau.

Pour 2 situations le service travaille avec 2 psychiatres de Blois et en partenariat avec la clinique psychiatrique de La Chesnaie à Chailles.

Ainsi les accompagnements médicaux représentent l’équivalent de 184 heures d’intervention sur l’année, ce qui mobilise l’équivalent d’une éducatrice et demie pendant un mois de travail. Aussi, l’éloignement géographique et la désertification médicale subie par le territoire impactent directement sur la qualité de l’accompagnement au regard du taux d’encadrement. En comparaison, des personnes habitant à proximité d’une grande agglomération peuvent accéder plus aisément et de manière quasi autonome à ce type de suivis médicaux.

Les éducatrices assurent la coordination de soins des personnes, la tenue du dossier médical et la mise à jour des ordonnances. Le service propose une aide supplémentaire concernant la préparation du pilulier, les prises de traitement occasionnelles et la prévision du renouvellement de traitement.

D’une manière plus globale, l’emplacement géographique du SAVS et des personnes accompagnées peut se montrer préjudiciable à l’accès à l’autonomie des personnes. L’accompagnement des personnes vieillissantes viendra accentuer ce phénomène avec l’augmentation générale des accompagnements médicaux.

L’éloignement géographique des grandes agglomérations et l’absence d’offre de transport pertinente sur le territoire contribuent également à l’isolement social des personnes accompagnées.

En réponse à ces problématiques, le service avait initié en 2013 la formation d’un groupe de rencontre inter-SAVS afin de permettre :

  • Une connaissance plus fine des différents acteurs sur le territoire.
  • L’échange autour des pratiques professionnelles
  • La mutualisation d’actions et des supports d’activités permettant la rencontre entre les bénéficiaires et les professionnels

Participent à ces réunions l’APF de Vendôme et de Blois, Vendômois Handicap, Espoir Vallée du Loir.

Ce groupe perdure dans le temps avec des rencontres à raison de trois fois par an. Des sous-commissions de travail ont émanées des différentes réflexions et permettent de travailler actuellement sur des problématiques communes telles que:

  • La Parentalité
  • Diagnostic commun de partenariat établi dans le secteur psychiatrique

A ce jour, les groupes commencent le travail de réflexion sur les 2 thématiques

L’accompagnement

L’accompagnement auprès des bénéficiaires se réalise toujours dans les actes de la vie quotidienne.

  • Suivi au niveau de l’alimentation,
  • accompagnement pour les courses alimentaires,
  • suivi de l’entretien du linge et du logement,
  • achats divers.

Accompagnement sur le plan administratif

Compte tenu des difficultés en lien à la déficience intellectuelle, cela concerne surtout la lecture et l’explication des courriers reçus – envoi des courriers aux tuteurs – aide à l’écriture de certains courriers – prise en charge de certains dossiers (CAF, mutuelle, assurance, etc.…)

Lorsqu’il s’agit de bénéficiaires n’ayant pas de mesure de protection : suivi des dossiers administratifs (renouvellement des orientations MDPH, mise à jour en cas de renouvellement de la mesure de protection) – renouvellement des documents officiels (carte d’identité, carte vitale, changement de domicile, carte grise…)

Accompagnement sur le plan financier :

Accompagnement adapté à chacun en ce qui concerne les retraits bancaires, la gestion du budget hebdomadaire ou mensuel, suivi des dépenses, vérification des relevés de comptes bancaires et accompagnement pour les demandes d’achats divers auprès du tuteur /curateur (mobilier, vêtements, électroménager…).

Accompagnement sur le plan relationnel

Une écoute est apportée en cas de difficultés diverses liées à la solitude, l’angoisse, aux soucis matériels, aux événements de la journée.

Afin de pallier la solitude, il est proposé à ceux qui le souhaitent de prendre un repas en commun, en présence d’une éducatrice du service le samedi midi. Il leur est également proposé de participer à des activités ou sorties.

Accompagnement sur le plan professionnel

Relations régulières avec les moniteurs d’atelier et la Direction pour les bénéficiaires travaillant à l’ESAT (transmission d’informations par mail et par téléphone, échanges lors de la réunion de synthèse).

Relations régulières avec les professionnels de l’ESAT HORS LES MURS de Blois (échanges téléphoniques, réunion synthèse, réunion exceptionnelle).

Relations ponctuelles avec l’employeur pour les bénéficiaires travaillant en milieu ordinaire (rencontre, contacts téléphoniques pour faire le point sur la situation, évoquer des problèmes éventuels…).

Le suivi et l’accompagnement des rendez-vous médicaux

Certains bénéficiaires se rendent seuls chez le médecin traitant mais d’autres ont besoin d’une présence de l’éducatrice en raison de l’arrivée de nouveaux généralistes.

Par contre l’accompagnement chez les médecins spécialistes par les éducatrices du Service est nécessaire compte tenu de l’éloignement géographique des spécialistes et des cabinets d’examens médicaux, et de la difficulté des bénéficiaires à comprendre les informations données.

Ces accompagnements sont toujours en augmentation du fait du vieillissement des personnes accueillies.

L’organisation des vacances

On note cette année autant de participants aux séjours extérieurs que l’an dernier grâce à la mise en place de l’aide aux vacances avec les chèques ANCV.

Relations avec les familles

Le Service est amené à intervenir parfois au sein des familles.

Pour tous les bénéficiaires, des rencontres sont organisées au bureau du Service pour des questions diverses de façon ponctuelle, à la demande soit des familles, soit de l’équipe ou de la Direction.

Le comité éthique a en 2017 eu une réflexion autour « des relations avec les familles ». Cette réflexion institutionnelle a permis d’échanger autours de certaines difficultés que les professionnels peuvent rencontrer au quotidien. Des éléments de compréhension réciproque (entre famille et équipe éducative) ont été apportés. L’objectif étant que la personne accompagnée ne se retrouve pas dans un « conflit de loyauté » entre sa famille et l’équipe éducative. Ce comité éthique va déboucher sur des actions concrètes notamment de formalisation de rencontres avec les familles (qui seront mises en place ou non en fonction de ce qui aura été défini dans chaque projet personnalisé).

Projets personnalisés

Ils sont élaborés tous les ans avec chaque bénéficiaire en prenant en compte leurs demandes, leurs besoins, leurs difficultés et leurs potentialités et validés en présence de la Direction.

Démarches liées au logement

Le service est garant de tout ce qui concerne l’entretien du logement et sert d’intermédiaire entre le tuteur et l’entreprise (réparations et entretiens divers).

Réunions résidents/Direction

Compte tenu du nombre important de personnes accompagnées et afin de faciliter l’expression pour tous, ces réunions se font par petits groupes sur des thèmes proposés par les personnes accompagnées.

Loisirs

En complément des accompagnements individualisés, le service continue d’accompagner les personnes par le biais d’actions et de support collectifs d’activités. Ainsi, des temps réguliers sont repérés le samedi comme les randonnées mensuelles, le repas en commun une fois par semaine, l’activité cuisine, gymnastique, piscine, sorties à Vendôme, à Blois, etc…

De manière ponctuelle, l’année 2017 a vu d’autres accompagnements exceptionnels comme la visite des châteaux d’Azay le Rideau, pique-nique Lavaré Guinguette à Troo, les sorties au restaurant, cinéma.

Une sortie inter-SAVS a eu lieu au Zoo de La Flèche. Cela a permis aux bénéficiaires de trois services de se rencontrer.

Un projet a vu le jour en partenariat avec la médiathèque de Mondoubleau qui propose une séance d’animation tous les mois.

Deux intervenantes extérieures animent des ateliers : expression corporelle et gymnastique.

La personnalisation de l’accompagnement

En fonction des projets personnalisés de chaque personne accompagnée, le service propose un accompagnement adapté à chacun.

La fréquence et la nature des accompagnements sont ainsi modulables en fonction des personnes. Nous nous efforçons ainsi de répondre au mieux à leurs besoins réels.

Le personnel

L’équipe est toujours composée de 3 personnes effectives (2 ES et 1 ME) ; mais dont 2,4 ETP sont alloués au service. Depuis la rentrée de 2014, l’intervention est répartie sur une intervenante à plein temps, une à 80% et la troisième à 60%.

Conclusion

En 2018 Le Foyer d’Hébergement devrait enfin sortir de terre. Il s’agit d’un projet de longue date qui a mis du temps à se concrétiser. Depuis septembre 2017, des réunions de chantier hebdomadaires ont lieu avec les architectes du projet et les artisans du projet.. 15 studios seront à la disposition des personnes accompagnées (14 studios « permanents » et un studio pour les personnes venant faire un stage). Un espace collectif sera également à la disposition des personnes accompagnées. Tous ces espaces ont été réfléchis avec les personnes accompagnées et avec l’équipe du foyer d’hébergement. Ces différents espaces collectifs et individuels vont permettent aux personnes de ne plus avoir à subir la collectivité, mais de pouvoir avoir un choix entre leur intimité et le partage de temps de vie avec l’ensemble du groupe. Ce qui n’est pas le cas actuellement aux Charmilles. Au-delà du côté neuf et très fonctionnel de ce nouveau bâtiment, c’est l’ensemble des pratiques d’accompagnement qui sont à requestionner. Comment proposer un accompagnement personnalisé avec les besoins et demandes des personnes sur ce type de logement ? Comment est proposé l’accompagnement ? Faut-il que les éducateurs fassent automatiquement des visites à domicile ? Comment favoriser la confection des repas par les personnes accompagnées ? Comment sur des studios individuels éviter l’isolement des personnes ? Comment favoriser des temps de vie en collectivité ?…

Ce nouveau foyer d’hébergement, propice à davantage d’autonomie pour les personnes accompagnées est une réponse à une évolution des demandes et besoins des personnes. L’équipe accompagne des personnes vieillissantes tout en accueillant (nouvelles admissions, stages…) une population jeune. Cette mixité générationnelle, l’évolution des handicaps (souvent liée à des difficultés comportementales) amènent les équipes à une constante remise en question des pratiques professionnelles. Afin de pouvoir affiner les pratiques, les équipes du FH et du SAVS s’inscrivent pleinement dans la démarche institutionnelle : comité éthique, démarche d’amélioration continue de la qualité, supervision d’équipe… Il s’agit également pour ces services de pouvoir s’ouvrir vers l’extérieur et de pouvoir imaginer des réponses à travers de multiples acteurs du territoire. Ce travail en réseau se fait au niveau de notre association, c’est le travail de collaboration étroite avec l’ESAT (afin de pouvoir apporter une réponse cohérente aux personnes qui sont accompagnées par ces deux établissements). C’est aussi le travail de partenariat entre les services « hébergement » (le SAVS et le FH entre autres) en apportant une réponse aux personnes en termes de « prestations » (répondant aux besoins des personnes) et non plus en termes de « places ». Ce décloisonnement des deux services peut permettre d’affiner les réponses apportées, en les personnalisant davantage. Permettre à une personne accompagnée en SAVS de pouvoir participer aux activités proposées au FH, peut répondre à un besoin de lien social, qui n’est pas lié à l’orientation de la personne. Le travail en réseau s’effectue également à l’échelle du territoire, avec des acteurs très diversifiés : ESMS (FH, IME, SAVS, …), sanitaire (hôpital de secteur psychiatrique, clinique de thérapie institutionnelle…), acteurs culturels, acteurs sportifs…

Par ailleurs, le Foyer d’Hébergement en voulant toujours s’adapter aux personnes et au territoire accompagne désormais une personne retraitée. Il s’agit ici de pouvoir répondre au projet de vie de cette personne, souhaitant rester à Mondoubleau lors de son passage à la retraite. Il n’existe pas sur notre territoire de structure accueillant les personnes handicapées vieillissantes (la plus proche se trouvant à Vendôme). Conscient que cette démarche bloque les entrées au foyer d’hébergement (pour qui la liste d’attente reste conséquente) nous souhaitons profiter des nouveaux locaux pour proposer deux places supplémentaires au FH, ce projet reste en suspens faute de financement. Ces réponses pourraient pourtant participer au désengorgement des IME, notamment pour des jeunes en Amendement Creton.

Un Foyer d’Hébergement (FH) pour travailleurs en ESAT
Un Foyer d’Hébergement (FH) pour travailleurs en ESAT

Nous voulons nous inscrire pleinement dans la démarche de réponse accompagnée pour tous introduite par le rapport « Zéro sans solution ». Pour cela, comme nous l’avons noté ci-dessus, nous travaillons l’ouverture du FH et du SAVS sur leur environnement. Nous souhaitons pouvoir apporter des réponses à des personnes en attente de place dans un établissement. Nous voudrions notamment ouvrir le SAVS à un nombre de places évolutives en fonction des besoins du territoire. Nous pourrions par exemple proposer une « liste d’attente active » : soit en orientant ces personnes, soit en coordonnant des acteurs autour de ces personnes, soit en apportant une partie de la réponse attendue par ces personnes. Cette liste d’attente serait donc évolutive en fonction des besoins des personnes et du territoire. Il s’agit ici de pouvoir proposer une nouvelle approche au service d’accompagnement à la vie sociale. Nous souhaiterions pouvoir répondre en termes de dispositif et non plus en termes de place. Ce travail aurait pour but d’amener un début de réponse lors d’une attente de place pour des personnes. L’attente qui peut parfois être très longue et créer des ruptures de parcours, comme les a décrites M. Piveteau dans le rapport « zéro sans solution ».

ESAT Arcade

L’année 2017 a été marquée par une préoccupation croissante des équipes et de la Direction sur les questions liées à la sécurité et au bien-être au travail. En effet, la structure de l’ESAT Arcade fonctionne depuis de nombreuses années avec les personnes accompagnées, les encadrants, et des locaux qui s’adaptent continuellement aux évolutions des activités et des acteurs professionnels du quotidien. Cependant, la question de la motivation au travail, du sens donné dans le travail et de l’implication de tous dans le quotidien de travail ne sont plus systématiquement réinterrogées. L’occasion de revenir sur les fondamentaux de l’accompagnement par le travail et la pérennisation de l’ESAT. C’est autour d’une part des activités de production, mais aussi de l’accompagnement et de la gestion des relations humaines que le travail s’est organisé.

Tour d’horizon des ateliers…

La Restauration

L’atelier accompagne fin 2017 6 travailleurs en situation de handicap. Clarisse Savigny a été admise fin 2017, en remplacement de Marcel Bontemps, parti à la retraite. Un départ serein après plus de 20 ans passés en restauration ! Clarisse prend ses marques à son rythme, au sein d’une équipe bien en place, et qui poursuit sa professionnalisation en diversifiant ses compétences.

L’équipe continue à produire les repas pour les structures de l’Association (en moyenne 180 repas par jour) et poursuit les activités de traiteur, avec toujours plus de demandes, avec des charges de travail fortes identifiées sur mai et juin. L’accent a été mis sur cette activité, valorisante et ouverte sur l’extérieur. Les équipes elles-mêmes ont souhaité se positionner sur cette activité, au détriment de la restauration scolaire, plus lisse mais moins diversifiée. Les apprentissages n’en seront que plus riches… Des tenues ont été choisies pour les prestations et de nouvelles idées émergent des équipes !

Afin de féliciter les efforts et prestations de qualité fournies par des équipes impliquées et motivées, un temps convivial et gastronomique a été prévu, de quoi réjouir les papilles !

L’équipe a pu se former en 2017 à la confection de macarons, et un rappel a été fait sur le suivi et mise en œuvre des normes HACCP, en conformité avec les exigences de normes liées à la restauration collective. Guillaume Malecot a pu par ailleurs mener à bien sa formation pour préparer le titre d’Agent Polyvalent de Restauration, dispensé par le GRETA. Un succès mérité !

En 2017, de nouveaux aménagements ont été faits pour améliorer les conditions de travail : achat de nouveau matériel, avec formation pour utilisation technique (four), camion frigorifique plus adapté, solutions pour les livraisons.

De nouvelles demandes ont été faites pour poursuivre le travail enclenché autour des approvisionnements en circuits courts, à ce jour de nouveaux producteurs ont rejoint les listes de nos fournisseurs. Nous continuons à favoriser la participation de tous, et maintenons les projets autour de la nutrition (Commission Restauration pour aborder les besoins et ajustements à prévoir, travail conjoint avec la diététicienne de notre gérant Restauval, etc). Un travail de lutte contre le gaspillage a été initié, avec une première évaluation des déchets mise en place. Cela devrait être renouvelé en 2018, afin de permettre d’affiner les besoins des personnes accompagnées et proposer un équilibre alimentaire le plus adapté possible aux personnes. Des outils de suivi effectifs pour les repas ont été proposés dans un premier temps sur l’ESAT, cela devrait s’étendre sur l’ensemble des structures en 2018.

De nouveaux axes de développement seront envisagés en 2018 : projet de légumerie sur le département, qui pourrait permettre de développer de nouvelles activités et proposer du travail à plus de personnes avec des capacités très variables ; admissions nouvelles à venir sur l’atelier ; formation livraisons et développement de nouvelles compétences ; visites sur d’autres structures partenaires envisagées…

Une activité de soutien « cuisine pédagogique » a été initiée en 2016 par un encadrant afin de permettre à des personnes souhaitant apprendre à cuisiner de pouvoir confectionner des plats (mise à disposition de supports et recettes, mise en pratique). Par ailleurs une équipe mobile de service est mise en place avec des personnes issues d’autres ateliers et souhaitant effectuer des prestations de service (formation pédagogique dispensée par les moniteurs de cuisine).

Nous prévoyons de continuer à inscrire l’activité sur le territoire, où de nombreux besoins sont recensés (partenariats en réflexions).

La Blanchisserie

La Blanchisserie de l’ESAT ARCADE compte aujourd’hui 5 travailleuses handicapées, encadrées par une monitrice d’atelier. Réaménagée en 2014, elle est équipée d’une zone sale et une zone propre propice pour l’accueil client et traitement du linge professionnel. Les clients, particuliers, entreprises, collectivités, sont aujourd’hui accueillis par des travailleuses polyvalentes formées à ces compétences.

Notre accompagnement se traduit de plusieurs manières :

  • L’accueil des clients (la présentation de soi, le sourire, la politesse, la réception et livraison du linge).
  • L’élaboration de la fiche client (détermination de la date, inscription du nom, évaluation de la prestation et du linge confié (nombre de kilos ou d’unité servant à la facturation.)
  • Apprentissages techniques : repassage au fer ou à la calandre (la qualité, le pliage, la personnalisation de la prestation en fonction des demandes de chaque client)
  • Le tri du linge (reconnaître les différentes couleurs, les différents tissus)
  • La mise en machine du linge avec la programmation lavage, séchage
  • L’entretien du poste de travail : nettoyage régulier et spécifique de la blanchisserie et de son propre poste.

L’activité en blanchisserie requiert des compétences complémentaires. En fonction des besoins exprimés, nous proposons des cours de soutien en maintien des acquis scolaires, ainsi que des stages découverte et approfondissement dans des structures telles que blanchisserie d’EHPAD ou autres ESAT. Des mouvements ont eu lieu concernant les personnes accompagnées, en lien avec l’évolution des projets professionnels : départ d’atelier et accueil de nouvelles personnes souhaitant travailler ponctuellement en blanchisserie.

De nouveaux clients nous ont sollicités mais nous avons perdu 2 contrats professionnels en 2017. L’activité se porte bien néanmoins, et cela a permis de lisser l’activité par rapport aux personnes accompagnées. Un service de location de déguisements et costumes, service supplémentaire offert aux populations du territoire, est toujours disponible, et nous souhaitons à moyen terme pouvoir développer l’offre sur le territoire (point relais).

En 2017 une personne a pu valider sa RAE (Reconnaissance des Acquis de l’Expérience) dans le cadre du dispositif Différent et Compétent.

Ces reconnaissances, valorisantes et dynamisantes pour le travailleur et l’équipe, permet par ailleurs de mettre en lumière de nouvelles perspectives de développement de compétences et inscrire les personnes dans une dynamique professionnelle.

En 2018 un changement au niveau des encadrants aura lieu (départ en retraite d’une monitrice d’Atelier). En termes de développement d’activités, nous pensons pouvoir apporter un service de proximité en développant des points relais, poursuivre le développement du réseau pour répondre aux projets des personnes accompagnées (Montoire, Mondoubleau pour mise en stages notamment), et développer les volumes de production (Telligo, CH Vendome, etc).

La Sous-traitance

Les activités de sous-traitance à l’ESAT ARCADE sont différenciées sous trois ateliers : deux ateliers de conditionnement à l’ESAT, un autre sous forme de cotraitance (mise à disposition d‘une équipe encadrée chez un client (AMM)).

Atelier conditionnement détaché au sein de l’entreprise AMM

Cet atelier est constitué de six travailleurs handicapés, accompagnés par un moniteur, travaillant à temps complet pour un établissement extérieur. Il s’agit de la société AMM, entreprise d’import-export fabricant des produits industriels pour la restauration, située à 11 kms de Mondoubleau, à La Chapelle Vicomtesse.

Depuis 2015, des aménagements pour l’équipe avaient été envisagés : repas pris sur place pour soulager les déplacements, permettant une plus grande souplesse dans le travail et une sérénité pour le quotidien des personnes.

Dans cette entreprise où l’ESAT intervient en prestation de services, les équipes travaillent directement avec la directrice pour la gestion des stocks et le conditionnement des produits avant expéditions.

Les activités permettent une diversité des apprentissages ainsi qu’une polyvalence de compétences :

  • Déchargement des produits arrivant par conteneur
  • Identification et contrôle des produits
  • Stockage et conditionnement avec ventilation des produits par séries
  • Lecture des commandes
  • Préparation des commandes avec palettisation avant expédition
  • Contacts et relations extérieurs (transporteurs, clients, représentants, etc…)

L’activité permet aux travailleurs handicapés d’être socialement intégrés, valorisés et d’avoir une approche réelle de travail en entreprise industrielle. Preuve en est, l’équipe a subi de plein fouet les grèves des industriels pétroliers : blocage des containers, retards de production, et rattrapages en règle, l’équipe a dû faire face à la pression des délais et a fait preuve de réactivité et d’endurance !

C’est dans l’effort qu’une équipe montre son vrai jour, celle de l’atelier est restée solidaire et professionnelle dans l’adversité !

De nouvelles perspectives de développement ont vu le jour : mise à disposition pour certains travailleurs dans des entreprises pour de la préparation de commandes, poursuite des RAE pour d’autres dans le cadre du dispositif Différent & Compétent.

Atelier Conditionnement – Distribution

L’atelier Conditionnement compte 12 personnes. Actuellement 2 personnes de l’équipe sont à mi-temps et une personne a été hospitalisée sur une période de 6 mois (actuellement revenue en mi-temps thérapeutique (quart de temps proposé sur un atelier interne).

Les personnes accompagnées sur cet atelier présentent des difficultés en termes de concentration, et de rythmes lents. La constance des activités et le travail sur des postes stables et assis leur permettent de continuer à travailler et progresser tout en respectant au mieux leurs problématiques. De plus en plus de personnes accompagnées sur l’ESAT souhaitent rejoindre cet atelier. Nous nous efforçons de répondre aux projets, en adaptant l’ergonomie des postes, les rythmes de travail et les activités de production.

Les travailleurs de cet atelier restent polyvalents sur les différentes activités, et certains ont des responsabilités sur des postes fixes.

  • En termes d’activités nous proposons des activités de sous-traitance classiques : reconditionnement, étiquetage, palettisation, comptage, pliage, etc.

Nos clients sont en proximité géographique ce qui nous permet de maintenir nos liens commerciaux (Zéfal, Trigano, Insolite et Tradition, etc…)

Un projet est en cours pour 2018, à l’étude dès 2015, pour la sous-traitance de produits supplémentaires pour l’équipe. L’ESAT Arcade a ainsi pu être directement associé aux réflexions stratégiques de l’entreprise et pourra donc anticiper cette nouvelle activité.

  • En parallèle, sur l’année 2017 un total de 4690 pièces ont expédiées par l’ESAT Arcade pour les clients nationaux et internationaux en SAV pour Trigano Jardin (légère baisse par rapport à l’année précédente). Deux personnes sont à ce jour spécifiquement formées pour assurer ce service : gestion informatique des stocks, préparation des commandes à expédier (lecture des bons de préparation, recherche emplacements, approvisionnement, emballage, étiquetage), expédition (pesage, contrôle, préparation des étiquettes). Afin de répondre au mieux aux attentes de notre client, une permanence sera désormais assurée en été.

Le développement des activités de sous-traitance reste un élément important pour notre mission car les activités qui sont confiées sur cet atelier permettent à un certain profil de personnes (fatigabilité accrue, limitations physiques, rythmes lents) de continuer une activité professionnelle dans laquelle ils peuvent poursuivre leurs apprentissages et développement de compétences.

  • L’atelier conditionnement gère également une activité de préparation de commandes et expédition de produits de papeterie et d’hygiène. Travaillant en collaboration avec des agents commerciaux dédiés, nous expédions en moyenne 1100 commandes chaque année.

Chaque semaine 2 personnes s’occupent de la préparation des commandes :

  • Le reconditionnement des produits : filmage au four, conditionnement en lots, assemblage de couleurs, etc.
  • La préparation : lecture du bon et recherche des produits
  • L’impression des bons de livraisons
  • La création des étiquettes d’expédition
  • Le contrôle des diverses commandes de produits de papeterie et d’hygiène.
  • La vérification des réceptions de marchandises des fournisseurs.

Cet atelier est enrichissant pour les travailleurs car ils peuvent évoluer, et les différentes tâches proposées permettent de répondre à leurs différentes capacités.

En 2017 nous avons construit un nouveau partenariat avec l’entreprise Sportserv, basée en Région parisienne, pour qui nous conditionnons et expédions les produits de matériel sportif. Ce nouveau partenariat nous permet d’envisager un positionnement sur des activités de préparation de commandes : travail varié, faisant appel à des compétences polyvalentes et diversifiées, assurance financière fixe (stockage) et anticipation de pertes d’activités éventuelles en sous-traitance. Nous avons grâce à cela pu revoir nos process, organisations et l’ergonomie des ateliers est à l’ordre du jour (poursuite prévue également en 2018).

Une personne travaille à mi-temps sur ces activités, et consacre l’autre moitié de son temps professionnel au standard et accueil clients. Elle est de plus secrétaire du dispositif Différent et Compétent pour la région centre sous l’association ARECO.

L’atelier accueille des personnes ayant des capacités et une évolution très différente. La multitude et la diversité des tâches permettent à chacun de pouvoir y trouver sa place et développer ses compétences à son rythme. Chaque nouvelle activité est détaillée, expliquée et pensée pour assurer l’ergonomie des postes nécessaires à l’équipe.

En parallèle de la production et afin de répondre aux projets des personnes accompagnées de l’atelier, nous poursuivons les accompagnements sociaux-professionnels :

  • Le dispositif Différent et Compétent : 2017 a été riche pour 2 personnes travaillant sur le standard et l’accueil clients. Céline Letourneux, monitrice encadrant l’atelier, et référente D&C sur l’établissement, a pu participer à la création et élaboration (simplification) du référentiel métier au niveau national ! Les deux travailleurs qui ont pu passer leur RAE ont été félicités lors de la remise des attestations D&C dans l’Orléanais en novembre 2017 !
  • Nouveaux apprentissages (professionnels et comportementaux) avec le travail mis en place avec de nouvelles entreprises : DEC nous a confié une activité nouvelle, qui a permis de responsabiliser et mettre en lumière de nouveaux besoins dans l’atelier
  • Stage Gamm vert pour une personne qui souhaitait depuis longtemps pouvoir évaluer ses compétences sur la mise en rayon et le travail en relation clientèle. Stage couronné de succès, qui a été renouvelé et approfondi !

Atelier Conditionnement – Foin

L’atelier était composé de 10 travailleurs début 2017, mais un départ suite invalidité et un autre pour hospitalisation longue durée a fragilisé l’activité en 2017. Néanmoins, l’équipe a pu bénéficier de changements majeurs en termes de conditions de travail avec l’équipement d’une hotte aspirante, d’un chauffage adapté et la réinstallation de la chaîne de production. De nouvelles demandes arrivent pour renforcer l’équipe : ½ temps espaces verts et foin ; nouveaux arrivants ; renforcements ponctuels.

Afin d’acquérir de nouvelles compétences, de répondre aux projets des personnes, tout en continuant à répondre aux besoins de la production, l’équipe est polyvalente dans l’atelier et sur d’autres activités. En effet, quatre travailleurs font partie de l’équipe MHL et plusieurs personnes sont référentes et formées sur des activités spécifiques (marquage de plots, découpe de bandes paradiales, fabrication de palettes, etc).

  • L’activité la plus importante (75% de la production) de l’atelier est l’ensachage et le conditionnement de sacs de foin pour la société Biolidis. Après avoir connu une période instable, le client semble avoir de nouvelles perspectives de développement et les commandes ne cessent de se rapprocher ou de monter en volume. En 2018 nous devrions doubler les capacités sur des mois ciblés de novembre à février (renfort équipes espaces verts)

En 2016 et poursuite en 2017 nous avons travaillé sur l’ergonomie des postes de travail dans cet atelier, afin d’améliorer les conditions de travail et le confort des personnes. En 2017 une hotte aspirante pour les poussières de foin a donc été mise en place, et inaugurée, ce qui a redonné du souffle à l’activité !

Les tâches vont du démêlage du foin (approvisionnement en bottes), de son dépoussiérage et tri (brindilles), la mise en sachets (différents contenants), le pesage, soudage du sac et mise en carton. La chaîne fait appel à différentes compétences : comptage, écriture (date), lecture pesage, utilisation machine à souder, scotcheuse, palettisation.

Les perspectives d’apprentissage pour l’atelier consistent à savoir traiter une commande de son arrivée (via boite mail), jusqu’à l’enlèvement (bon de livraison).

  • L’atelier travaille également avec la société Siplast, acteur économique et industriel local, pour le comptage, pesage et conditionnement de produits tels que clous, bandes paradiales et parathane. En ce qui concerne l’activité Siplast, la société fournit le conditionnement de leurs clous en vrac, qu’il faut reconditionner par seaux de 0.500gr à 5 kg suivant les commandes et la palettisation demandées par le client. Entre autres articles et produits, l’atelier se charge également de la découpe de bandes Paradiales et du conditionnement en sachet (angle rentrant ou sortant).
  • En 2017, l’atelier a également repris les activités de fabrication de palettes pour REI, ainsi que le marquage de plots.

Une organisation participative et une pédagogie différenciée est visée. Afin de pallier aux difficultés liées aux postes de travail, une rotation est organisée, en fonction des capacités, des apprentissages et des besoins de prise en charge des personnes. L’acquisition de compétences reste très variable étant donné la diversification des tâches de travail sur cette chaîne de production. Effectivement, chaque poste est clef et demande des compétences différentes. Afin de privilégier la polyvalence au sein de l’atelier, des séquences d’apprentissage collectives et individuelles sont proposées. Les modes opératoires sont établis et permettent aux travailleurs de se repérer, et d’assurer une continuité de l’activité en cas de remplacements.

Sur l’atelier, une réappropriation des locaux a été faite, avec réaménagement des extérieurs (abri vélo) et salle de pause intérieure.

Afin de réaliser les projets des travailleurs de l’atelier, plusieurs accompagnements ont été proposés :

  • Différent et Compétent : 2 personnes ont concrétisé leur RAE pour le métier « d’Agent de fabrication industrielle ».
  • Nous travaillons en collaboration étroite avec REI pour des mises à disposition sur des postes de fabrication de palettes. 2 personnes ont répondu de manière régulière à ces demandes, et poursuivent leurs expériences et intégration en milieu ordinaire de travail.
  • En 2017 le partenariat avec l’entreprise Trigano pour un détachement d’équipe n’a pas eu lieu, dû à un décalage de la production.
  • Des demandes de stages pour expérimenter d’autres ateliers dans d’autres ESAT (Lunay, Vendôme) sont en cours.
  • Des demandes ont lieu également pour rejoindre d’autres ateliers en interne, notamment en sous-traitance.

Espaces verts

L’atelier Espaces Verts est composé de deux équipes de 4 à 5 travailleurs, encadrées par deux moniteurs d’atelier. Leur activité principale est l’entretien des jardins et espaces verts pour les particuliers, collectivités et entreprises du territoire. Leur champ d’intervention se situe globalement dans un rayon de 20 à 30 kms autour de Mondoubleau. Cette activité a vu le jour avec la création de l’ESAT Arcade, de nombreux clients ont fait le choix de contrats de passages à l’année, permettant ainsi aux équipes de planifier leur activité. Nous intervenons également auprès de clients nouveaux et exceptionnels, ce qui permet par ailleurs de diversifier les activités et continuer à développer les compétences des travailleurs.

Comme par le passé, lors de périodes plus calmes en termes d’entretien extérieur, nos équipes travaillent pour d’autres clients et activités, plus accessibles sur la période hivernale notamment : assemblage de portiques, fabrication de palettes, nettoyage tentes et produits extérieurs pour la société Telligo, montage de barnums, vide maisons, etc.

En 2017 nous avons constaté différentes évolutions dans cet atelier :

  • Fatigabilité accrue des personnes, liée à l’activité directement et à la constance des activités depuis plusieurs années.
  • Choix de projets professionnels repositionnés, et donc baisse de mobilisation au travail
  • En parallèle, d’un point de vue commercial, nos clients nous sollicitent pour des prestations qui nécessitent plus d’autonomie de la part des personnes accompagnées et un travail qui pourrait être adapté à un nombre réduit de personnes (grandes surfaces de tonte nécessitant l’utilisation de machines perfectionnées notamment).
  • Changements de réglementation sur l’entretien espaces verts (utilisation de produits phytosanitaires notamment

Nous sommes donc en réflexion avec les équipes espaces verts pour penser un positionnement nouveau qui pourrait répondre aux besoins des personnes, tout en répondant à l’aspect économique de l’activité.

En 2016 une équipe semi autonome a donc été mise en place pour permettre à deux travailleurs d’être plus autonomes dans l’exercice de leur métier, et de se confronter directement aux responsabilités et exigences de leur fonction. Les moyens ont été mis en œuvre (réglementation, moyen de communication, suivi etc…) pour leur permettre d’acquérir l’autonomie tout en étant sécurisés. En 2017 nous avions envisagé la mise en place d’une deuxième équipe semi-autonome, d’autres personnes ont effectivement pu partir en plus grande autonomie sur les chantiers. Nous poursuivons la diversification de nos contrats (plus petits et plus accessibles, organisés sur une même zone géographique).

Parallèlement, plusieurs travailleurs ont souhaité effectuer des prestations de mises à disposition chez nos différents partenaires. Nous avons pu mettre en place un suivi et des interventions régulières pour répondre à leurs attentes : DEC, REI, De Lussac SARL, Telligo : nos partenaires leur font confiance, ce qui permet une plus grande valorisation et une montée en compétences.

Pour pouvoir pérenniser l’activité nous avons engagé par ailleurs un travail de revalorisation de nos prestations, qui se poursuit. Ce travail fait suite aux travaux entrepris de manière globale sur l’ESAT visant un positionnement et une image professionnels. La revalorisation espaces verts concerne donc actuellement une harmonisation et rentabilité économique des prestations (grille de tarifs), ainsi que la mise en place de nouveaux modes opératoires pour affirmer notre professionnalisme à l’extérieur.

Les changements en termes de réglementation sur l’utilisation des produits phytosanitaires, notamment pour les collectivités, d’ici 2018, nous amènent à envisager un nouveau positionnement sur ces problématiques, et nous poussent là encore à repenser nos activités. De plus, comme évoqué l’an passé, nous cherchons à continuer notre intégration locale sur le territoire. La gestion des déchets verts a été repensée avec la commune de Mondoubleau et un partenariat pourrait voir le jour en 2018 pour fluidifier nos problématiques et faire travailler les filières durables sur le territoire.

En 2017 des personnes ont pu réaffirmer leur volonté de poursuivre leur parcours professionnel à l’extérieur ou sur d’autres activités : un renforcement des équipes en 2018 sera donc nécessaire, et une remobilisation, avec positionnement sur des activités plus adaptées aux personnes (autonomie, petits chantiers, etc). Christophe Pleuvry a quitté notre structure pour rejoindre l’ESAT de Vineuil, afin de se rapprocher de sa famille. Après un parcours de plus de 20 ans en espaces verts à l’ESAT Arcade, nous le remercions à nouveau pour ces partages professionnels et lui avons souhaité une bonne continuation !

Maintenance Hygiène des Locaux

L’atelier self-MHL (Maintenance Hygiène des Locaux) a été créé en 2015 pour répondre aux besoins internes de la structure. En effet, les travailleurs de l’ESAT déjeunent quotidiennement au self, livré par la cuisine centrale. Un encadrement est nécessaire sur ce temps, à la fois pour les personnes en temps de pause, mais aussi pour assurer un service des repas. Par ailleurs, les personnes en charge de cette activité s’occupent également de l’entretien des locaux.

L’équipe est actuellement composée de 6 personnes en alternance. Les horaires ont été réaménagés en 2015 pour permettre également de participer à l’activité commerciale liée au nettoyage des vaisselles de séjours pour le client Telligo.

En 2016 nous avons été sollicités pour intervenir en entreprise et chez des particuliers, dans le cadre de remplacements du personnel d’entretien, ou pour contrats directs et réguliers.

Une monitrice d’atelier a pris en charge l’organisation et les apprentissages pour une équipe de travailleurs volontaires issus d’autres ateliers. L’activité se constitue peu à peu, avec des demandes extérieures croissantes, des souhaits d’activité pour les travailleurs. Nos engagements sur d’autres activités ne nous permettent pas encore aujourd’hui de pouvoir constituer un atelier à part entière, mais nous envisageons cette option pour 2018. D’ores et déjà en 2017 de nouveaux engagements ont été pris, puis ralentis faute d’encadrement et de travailleurs référents sur ces activités. Les clients nous font déjà confiance et sollicitent nos interventions : Oigny, De Lussac, Péan, Ouzouer le Marché, particuliers, etc

En effet, cette activité répond aux attentes de nos travailleurs, et reste valorisante car permet d’intervenir en détachement dans des entreprises extérieures. En termes d’apprentissages cela nécessite de développer des compétences bien spécifiques, notamment en termes d’adaptation et de comportement. L’organisation que l’activité nécessite fait appel à la concentration, rigueur et méthode, ce qui permet aux travailleurs concernés d’autres apprentissages que dans leurs ateliers respectifs.

Accompagnement Médical et paramédical

L’accompagnement médical et paramédical est conduit par une équipe composée : d’un médecin psychiatre (non salarié de l’établissement), d’un médecin du travail et d’une psychologue.

L’accompagnement médical a pour vocation de mener une action préventive dans le cadre du travail, de garantir la mise en place des visites médicales du travail obligatoires chaque année ou à chaque retour d’une période d’arrêt supérieur à 30 jours, de détecter des problèmes de santé et de proposer une orientation adaptée et singulière aux travailleurs handicapés.

Concernant l’ESAT Arcade, les visites médicales ont désormais lieu à la maison médicale de Mondoubleau, voire à Vendôme (APST). Des fiches de suivi sont transmises afin de permettre une adaptation éventuelle des postes de travail.

L’accompagnement psychiatrique et psychologique est assuré par :

  • Le médecin psychiatre qui assure l’accompagnement des travailleurs présentant une pathologie mentale nécessitant un traitement. Il permet également la coordination avec le secteur psychiatrique en cas de besoins. Actuellement les rendez-vous individuels des travailleurs sont pris directement à l’Hôpital Psychiatrique de Vendôme, il n’y a plus de visite régulière du Dr Nourredine à l’ESAT Arcade. Un rapprochement est en cours en 2017, qui devrait se concrétiser en 2018, avec La Chesnaie, ce qui permettra de proposer une offre complète de solutions pour les personnes que nous accompagnons.
  • La psychologue qui assure la mise en place de moments d’écoute et d’aide auprès des travailleurs : depuis 2017 elle intervient auprès des travailleurs un lundi sur deux dans le cadre du temps de travail. Elle assure des temps d’entretien avec les personnes qui le souhaitent, et anime également des groupes de parole tous les deux mois (groupes composés de personnes accompagnées du Foyer de vie également, SAVS et ESAT/FH).

Type de pathologie des travailleurs handicapés 

L’ESAT Arcade accueille 47 travailleurs handicapés présentant une déficience intellectuelle légère ou moyenne, associée ou non à des troubles du comportement, ou à des troubles psychiatriques graves, ou même liée à une maladie évolutive (Gilles de la Tourette). Ces divers troubles ne leur permettent pas de vivre en milieu ordinaire de manière autonome.

Nous avons à l’ESAT, 34 personnes qui souffrent d’une déficience intellectuelle légère dont 14 avec des troubles psychiques associés, 10 personnes souffrent d’une déficience intellectuelle moyenne dont une avec des troubles psychiques associés et 3 personnes souffrent de troubles psychiatriques avec une déficience intellectuelle légère associée.

Nous constatons que d’ici 1 an, 7 personnes atteindront l’âge de 60 ans et que d’ici 4 ans et plus 13 personnes atteindront l’âge de 60 ans.

Suivi personnalisé des travailleurs handicapés

Si le déficit intellectuel constitue le handicap prévalent à l’entrée à l’ESAT Arcade, la plupart des travailleurs handicapés bénéficient d’un suivi psychiatrique auprès du Docteur Nourredine, médecin psychiatre rattaché à l’hôpital local de Vendôme (16 personnes sur 47).

Un suivi psychologique peut être envisagé pour chaque travailleur handicapé, en fonction des observations des moniteurs d’ateliers et/ou de la demande des usagers eux-mêmes. Ce suivi peut avoir lieu sur leur temps de travail, la psychologue n’étant présente sur l’ESAT qu’à 0.10 ETP. Il peut également se faire auprès de 2 psychologues en libéral, installés à Cormenon. Ces consultations sont prises en charge par l’ESAT à hauteur de 75%.

Le soutien psychologique de l’ESAT favorise la mise en mots des difficultés des travailleurs handicapés, en rapport avec la réalité du travail, leur insertion sociale, et toute autre difficulté personnelle.

Cet apport est indispensable, car il permet, autant que faire se peut, d’atténuer les comportements liés à une souffrance, ou à une problématique clinique (en lien avec eux-mêmes, les collègues, les moniteurs d’atelier…) par la possibilité de l’exprimer. Il permet également de prévenir, voire de diagnostiquer du stress, de l’angoisse, un burn-out, ou d’éventuels symptômes dépressifs liés au travail lui-même.

Et ceci d’autant plus que nous avons quelques personnes proches de la retraite, pour lesquelles on observe des symptômes dépressifs et de la fatigabilité.

Une population vieillissante

Le vieillissement des travailleurs handicapés au sein de notre structure permet de constater une baisse des capacités de production de certains travailleurs handicapés. Il faut trouver alors des solutions de travail où les activités de production seront adaptées à chacun.

Par exemple, un travailleur handicapé était en cuisine, face à son épuisement professionnel, il lui a été permis de travailler au sein d’un atelier de sous-traitance. Ce qui semble lui convenir.

Des mi-temps thérapeutiques ont été envisagés et se sont mis en place ou sont en passe de l’être.

Force est de constater le maintien de certaines personnes en ESAT faute de solution de prise en charge à l’extérieur satisfaisante. Les travailleurs handicapés sont trop jeunes pour être en maison de retraite, le retour chez des parents âgés n’est pas envisageable. Il y a une réelle nécessité de réfléchir à la cessation d’activité en amont en équipe et avec les tuteurs, parents, personnes ressources et organisme tarificateur afin de trouver la solution la plus adaptée.

Nos équipes travaillent par ailleurs avec le Réseau “Un avenir après le Travail”, afin de pouvoir envisager et réfléchir à ces solutions et anticiper l’avenir de manière adaptée et sereine.

Analyse des pratiques professionnelles avec les équipes

  • En 2017 des séances d’analyse de la pratique ont été mises en place pour permettre aux professionnels de pouvoir évoquer leurs pratiques du quotidien en équipe.
  • En 2016, la psychologue intervenant auparavant dans un autre établissement de l’association a pris le relai pour des temps individuels avec les travailleurs handicapés (entretiens à leur demande).
  • Des groupes de travail « Comité Éthique » ont été mis en place fin 2016 pour permettre de travailler de manière transversale avec l’ensemble des professionnels institutionnels sur des problématiques liées aux pratiques. Nous avons notamment achevé la rédaction d’une charte vie affective et sexuelle, et un travail est enclenché autour de la triangulation famille/professionnels/personne accompagnée. En 2017 ce travail et cette thématique se poursuivent, avec des échanges riches et construits autour des pratiques de l’ensemble des professionnels.
  • De nombreuses réunions ont lieu également en partenariat avec la psychologue et les équipes ESAT + Hébergement, afin d’échanger sur des situations complexes et pouvoir proposer un accompagnement harmonisé et adapté aux personnes.
  • En 2017, et dans la perspective également de permettre aux professionnels d’être épanouis au travail, la direction a autorisé la mise en place (via Mme Canard, sophrologue en formation en 2017) de groupes de sophrologie. Ces séances se poursuivent en 2018.

Stages ESAT ARCADE

L’E.S.A.T. Arcade accueille régulièrement des stagiaires (3 semaines minimum) venant de différents établissements du département du Loir et Cher ou limitrophe. (IME- ITEP, EA, Mission locale, Pôle emploi et le Foyer Arc en ciel de notre association). En 2015 – 2016 la réglementation a changé pour encadrer et réguler les stages, redéfinis par ailleurs en stage à proprement parler (découverte ESAT ou validation orientation MDPH), accueil temporaire ou pré-admission. Ces séjours sont désormais encadrés et donnent lieu à une évaluation harmonisée pour les établissements du Loir et Cher.

L’ESAT Arcade travaille avec le foyer d’hébergement des Charmilles pour l’accueil des stagiaires et fournit une évaluation (bilan de stage) en fin de séjour, afin de permettre à la personne de valider ses objectifs.

En 2017 nous avons travaillé sur un dossier de candidature commun avec l’hébergement, afin de faciliter la mise en place et l’accueil des personnes. Ce dossier permet une approche globale de la personne et un accompagnement harmonisé.

La mise en place des MISPE (Mise en Situation Professionnelle en ESAT), par le biais des MDPH, en 2017, a accru les demandes d’accueil de personnes en situation de handicap. S’appuyant sur notre expertise en termes d’évaluation des personnes, la MDPH nous sollicite afin d’évaluer les capacités de travail de personnes demandant une reconnaissance d’orientation ESAT. Un travail d’organisation et de suivi des demandes est mis en place, en complément du suivi que nous exercions déjà pour les stagiaires.

En 2017, nous avons accueilli 13 stagiaires. Ces accueils ont généré environ 2600 euros HT, qui viennent actuellement en recettes en atténuation. Nous souhaiterions pouvoir disposer des fonds générés, correspondant à la mobilisation des équipes d’encadrement, pour financer des temps de formation/conférences pour les professionnels. En effet, les publics accueillis évoluent et malgré les échanges poussés que nous entretenons avec nos partenaires il est nécessaire de pouvoir enrichir nos connaissances pour pouvoir proposer un accompagnement plus adapté pour certains stagiaires. Un projet de mutualisation sur ce type de conférence – débat pourrait être envisagé en 2018. Des modèles de manifestations de ce type ont prouvé leur intérêt et une mutualisation et partage des connaissances favoriserait le développement de nouvelles approches en termes d’accompagnement.

Mouvement du personnel

En 2017 nous avons mis l’accent sur la stabilisation des activités de production et des encadrants. Après une année 2016 avec deux départs, sans renforcement d’encadrement, et un positionnement tourné vers la polyvalence entre les ateliers, 2017 a permis de stabiliser l’organisation et les relations humaines. Une réelle implication et persévérance de la part des équipes est à souligner : l’ESAT Arcade a aujourd’hui cet avantage, pour les personnes accompagnées, d’offrir de nombreuses activités, très diverses et correspondant à des profils et capacités évolutives et disparates. Cependant cela mobilise d’autant plus les encadrants, qui prouvent aujourd’hui leur grande capacité d’adaptation, leurs compétences pour la production de prestations qualitatives et reconnues, et leur polyvalence. Une telle implication est à souligner, car elle constitue le socle pour permettre aux travailleurs handicapés d’être accompagnés dans leurs parcours de manière personnalisée et durable.

Formations

  • Un moniteur d’atelier a pu débuter sa formation différent et compétent, avec un retour de formation partagé et un suivi en 2018.
  • L’ensemble des moniteurs et encadrants ont pu bénéficier de séances de supervision, permettant de redonner le sens à leur travail et de réapprendre à communiquer en équipe. Ce travail a porté ses fruits, avec un apport de connaissances théoriques et de réflexions constructives. Les échanges paraissent plus fluides et la dynamique de travail réelle.
  • Une maîtresse de maison, est entrée en formation CQFMA en 2016, et a effectuée son stage au sein de l’ESAT ARCADE en 2017. Cela a permis de croiser les compétences sur les structures de l’association et de former Mme Bourguignon aux spécificités du métier.
  • Une personne en contrat emploi avenir, a également obtenu son CQFMA.
  • Un moniteur d’atelier a été formé H0B0, afin de pérenniser une activité en espaces verts et venir en soutien aux équipes par rapport aux besoins des locaux.
  • Une monitrice et un chauffeur ont par ailleurs été formés pour devenir formateurs CACES : l’objectif est de pouvoir dispenser en interne les renouvellements de formation CACES (hors test certifié) et de pouvoir surtout former les travailleurs handicapés à l’utilisation des chariots élévateurs. Cette formation a été mutualisée avec d’autres ESAT et Mme Laroche a d’ores et déjà pu aller former des personnes encadrants et travailleurs handicapés à l’ESAT de Lunay (échange de formation).
  • Dans le cadre de cet échange de formation, APF Lunay a pu proposer une formation CVS lors du renouvellement du bureau de l’ESAT (nouvelles élections en mai 2017) : les moniteurs élus, représentants des familles et bien entendu travailleurs nouvellement élus ont bénéficié de cette formation (2ème séance en 2018).

Activité de l’ESAT

Comparaisons chiffres d’affaires 2015/2017

20152016 2017

sous-traitance

160 730,03

146 032,87142 246,04

espaces-verts

79 047,50

94 701,59

94 514,88

buanderie

9 183,79

82 461,24

78 293,46

cuisine

217 454,08

239 793,49

238 390,87

MHL

900,07

2 548,37

10 051,39

TOTAL

527 315,47

565 537,56

563 496,64

diffusion

438 260,15

358 151,42

361 569,63

TOTAL GÉNÉRAL965 575,62923 688,98925 066,27

Bilan Global

Le chiffre d’affaires de l’E.S.A.T., en 2017 est de 925066€ contre 923688 € en 2016 soit une hausse de 1378 €.

Les activités de soutien et d’insertion

« Les Établissements et Services d’Aide par le Travail mettent en œuvre ou favorisent l’accès à des actions d’entretien des connaissances, de maintien des acquis scolaires et de formation professionnelle ainsi que des actions éducatives d’accès à l’autonomie et d’implication dans la vie sociale au bénéfice des personnes handicapées qu’ils accueillent » Article L 344-2-1 du code de l’action sociale et des familles.

Dans le cadre de la mise au travail de personnes adultes handicapées en se rapprochant du fonctionnement du milieu ordinaire de travail, l’ESAT met en œuvre des actions de soutien de deux types :

  • Soutien professionnel en rapport très étroit avec l’activité professionnelle. Cela s’entend par des apprentissages professionnels propres à l’activité de production. La fonction du moniteur d’atelier intègre cette dimension qu’il pratique et applique quotidiennement dans sa fonction d’encadrement et d’accompagnement.
  • Soutien extra-professionnel qui concerne essentiellement l’insertion sociale et professionnelle des travailleurs, ce qui sous-entend que l’ESAT n’est pas seulement un lieu où l’on vient pour travailler et « gagner sa vie », mais une structure où l’on peut trouver une certaine reconnaissance professionnelle et sociale.

Pour ce faire nous avons renouvelé notre partenariat avec l’association « ALIRE » afin d’améliorer et développer les savoirs de base des travailleurs handicapés de l’ESAT Arcade. Ces cours consistent en 3 sessions de maintien des acquis par mois, en groupes évalués et constitués selon les savoirs et les capacités d’apprentissage. Y sont dispensés la lecture, l’orthographe, la conjugaison, les mathématiques simples (addition, soustraction, multiplication). Le partenariat avec ALIRE a cependant pris fin en 2017. Nous ne pourrons renouveler en 2018 mais de nouvelles pistes sont proposées, avec des formats plus adaptés aux besoins ciblés des personnes.

Nous avons notamment pu bénéficier de séances découverte de relaxation tonique via Siel Bleu, avec qui nous avons pu contractualiser ensuite pour pérenniser l’activité.

En 2017, lors de notre partenariat avec ALIRE, nous avons organisé des séances de soutien pour les personnes accompagnées directement à la Médiathèque. L’objectif était de pouvoir relancer une dynamique attractive pour les personnes accompagnée, autour de la découverte ou redécouverte de la lecture et de remettre ainsi la Médiathèque comme espace accessible et acteur important dans le quotidien des personnes.

Formation des travailleurs handicapés

Au-delà des actions de soutien professionnel sont également mises en œuvre des actions de formation à destination des travailleurs handicapés par le biais d’un plan de formation annuel. Ce plan est élaboré par la direction de l’ESAT en étroite collaboration avec les moniteurs d’atelier et prend en compte les demandes qui émanent des synthèses et projets personnalisés (PP) des travailleurs handicapés. En 2016, nous avons axé les formations sur les accompagnements transversaux liés au travail et sur les ateliers directement (pâtisserie, plessage, estime de soi, etc). En 2017, nous avons souhaité mener un travail en profondeur sur l’ergonomie des postes  et la sécurité : après les formations PSC 1 (premiers secours) adaptées dans chaque atelier, nous avons mis en place des formations « gestes et postures » sécurité dans l’atelier avec la Croix Rouge. Ce partenariat permet d’adapter les pratiques du quotidien dans une dynamique de sécurité au travail dans les ateliers.

En parallèle, face aux demandes grandissantes des travailleurs, nous avons permis à 8 candidats de passer leur RAE Différent et Compétent en 2017, ce qui a permis un travail riche et transversal entre les équipes d’encadrement et les travailleurs.

Différent et Compétent

Concernant le dispositif « Différent et Compétent » pour la Région Centre Val de Loire, la Direction de l’ESAT Arcade continue à participer trimestriellement aux réunions du comité d’organisation sous couvert de l’association régionale « ARECO », afin de coordonner les différentes actions et projets du dispositif. En 2017 nous n’avons pu former qu’un seul encadrant au dispositif. Huit candidats ont passé leur RAE en 2017.

« Différent et compétent » permet de reconnaître les compétences professionnelles des travailleurs handicapés par la reconnaissance des acquis de l’expérience. La RAE donne lieu à la remise d’une attestation. La Cérémonie a eu lieu en novembre à Orléans, mais n’a récompensé qu’une partie des lauréats 2017 (3 personnes). En 2018, c’est à Tours que sera organisée la remise des attestations officielle, avec 5 lauréats 2017 récompensés, et une partie des lauréats 2018. Cette cérémonie fut l’occasion de pouvoir partager un moment intense de valorisation et de reconnaissance avec les familles qui ont accompagné les lauréats. Un moment de partage institutionnel, inter-établissements et une cérémonie riche en émotions !

  • RAE 2017 avec remise attestation novembre 2017 = Laure Marquenet (secrétariat), Arnaud Bannier (secrétariat), Nathalie Chanteclair (blanchisserie).
  • RAE 2017 avec remise attestation novembre 2018 = Lydia Dorsemaine (conditionnement), Laurence Guellier (cuisine), Jean-François Toussaint (préparation de commandes), Séverine Proust (blanchisserie), Tristan Martin (espaces verts).

Investissements 2017

En 2016 et 2017, nous avons fait le choix de rééquiper la cuisine de l’ESAT. En effet, un travail a été engagé pour l’ensemble des établissements de l’association autour des questions liées aux repas et à la qualité nutritive et gustative des menus. Pour permettre à nos équipes de pouvoir exercer leur métier dans des conditions adaptées nous avons réaménagé la cuisine, en investissant notamment dans du matériel professionnel plus adapté : four, mobilier ergonomique, plonge batterie etc. Nos équipements ont notamment permis de concentrer plus de temps sur les apprentissages liés au métier et non plus sur des tâches mécanisables.

Nous avons revu en 2016 l’ergonomie de la chaîne de production sur l’activité Foin ce qui a permis d’installer une hotte aspirante et finaliser la stabilisation de l’activité en 2017. Concernant les espaces verts, les besoins en équipements sécurisés et adaptés demeurent réguliers, nous avons financé des renouvellements de matériels et machines (remorque, débroussailleuses et tondeuses).

L’accueil de l’ESAT a été revu en 2016 et se poursuit en 2017, et la salle du personnel est en cours de réfection. Nous avons réorganisé les bureaux administratifs afin de pouvoir fluidifier l’organisation et optimiser le temps pour mener à bien nos missions d’accompagnement.

Conclusion

2017 a vu la continuité de la stabilisation des activités de production et un accent particulier sur la sécurisation des activités et parcours.

En 2018 de nombreux projets internes sont lancés: réflexion de fond sur l’accompagnement (projets personnalisés, suivis individuels, réponse accompagnée pour tous, travail en réseau pour fluidifier les parcours, et développement des pratiques professionnelles pour s’adapter aux évolutions de profils des personnes et évolutions du secteur) ; réécriture du projet d’établissement ; finalisation des documents et mises en œuvres liées à la gestion des risques professionnels dans une démarche d’amélioration continue de la qualité.

En termes de parcours, en 2016, L’ESAT a permis deux passages à mi-temps pour des situations complexes. En 2017 nous avons poussé les accompagnements pour des personnes qui ne relevaient plus de l’ESAT, mais qui ne pouvaient envisager d’autres solutions pour un maintien d’acquis notamment et de lien social par ailleurs. Il y a plus que jamais une nécessité de coordination des acteurs sur le territoire pour trouver des solutions adaptées.

Un départ en retraite a été effectué en 2017, une sortie pour invalidité également, et 2 personnes ont pu trouver leur place à l’ESAT.

Les profils de personnes qui vieillissent, les profils des personnes dernièrement arrivées diffèrent, nécessitent une adaptation constante de nos pratiques et des accompagnements. L’importance de construire des partenariats dans la pérennité est désormais une évidence pour accompagner à plusieurs les situations.

Les activités sont en évolution constante, les listes d’attente sont en augmentation pourtant nous n’obtenons toujours pas de places en supplément.

La réflexion sur les nouvelles modalités d’accueil est engagée par l’équipe de direction afin de ne laisser personne sans solutions sur le territoire.

Conclusion générérale

Si nous restons optimistes et favorables à l’ensemble des mesures nouvelles visant à accroître la pertinence des réponses apportées aux besoins, nous sommes également vigilants quant à leur mise en œuvre concrète.

La gestion des parcours ne peut pas se résumer à l’accroissement de la variété de l’offre de services plutôt que son volume. Le jeu est bien connu : les acteurs tournent autour des chaises pendant qu’un gramophone joue de la musique. Quand la musique s’arrête, tout le monde s’assoit, mais comme il y a une chaise de moins que de joueurs, un joueur est éliminé. On enlève alors une chaise et on recommence…

Dans le changement de paradigme proposé pour le médico-social avec l’avènement de la notion de parcours et de dispositifs, les chaises ne sont encore pas assez nombreuses et cela exclut encore trop de personnes du jeu… de la vie, les obligeant parfois à des parcours par défaut, à des parcours du combattant, ou à des parcours en Belgique.

Répondre aux besoins d’un territoire, c’est le choix historique qu’à fait l’APHP. De par la faible densité de population du Loir et Cher, les établissements ne peuvent pas se permettre une hyper spécialisation sauf pour certains à recrutement national. Nous sommes donc favorables à un élargissement de la typologie de personnes pouvant être accompagnées dans les établissements et les services au nom du principe de réalité qui fait qu’au handicap principal pour lequel nous sommes historiquement présents se sont greffés d’autres handicaps associés. Aussi, au titre de la proximité de la réponse à la personne, lui évitant ainsi de faire des dizaines voire des centaines de kilomètres pour trouver une réponse, nous nous devons de monter en expertise dans des domaines encore plus variés.

Entre une hyper spécialisation par type de handicap et l’ouverture sans précaution des établissements et services à toutes formes de handicap, où est le juste équilibre respectueux des personnes en situation de handicap et des personnels qui les accompagnent dans leur parcours de vie ? C’est une question bien délicate qui a mobilisé les débats en 2017 et les mobilise en 2018 pour la réécriture du projet associatif 2019-2023. Ce sujet taraude le secteur depuis un certain temps déjà avec l’évolution des publics accueillis ou accompagnés et la pression des situations humaines ne trouvant pas de réponses.

Le décret du 9 mai 2017 participe et cherche ainsi à amplifier le mouvement en cours de transformation de l’offre. Les établissements étant tenus d’accueillir toute personne orientée par la MDPH dans la limite de leur spécialité et de leur capacité, nous mesurons pleinement les enjeux autour de la délivrance des futures autorisations ou de la reformulation de celles en cours de validité qui sera initiée dans le cadre des CPOM.

La transformation nécessaire de l’offre actuelle ne doit pas pour autant masquer la question des moyens dédiés à la création de nouvelles réponses. Au vu du nombre croissant de personnes handicapées vieillissantes dont on sait qu’en l’état actuel la suite de leur accompagnement n’est pas organisée, entre les milliers d’adultes qui sont maintenus dans des établissements pour enfants au titre de l’amendement Creton et les personnes obligées d’aller à l’étranger pour trouver une réponse, ce dernier sujet de société doit désormais être traité à sa juste mesure

L’enjeu est en effet d’apporter une réponse accompagnée véritablement élaborée avec la personne et son entourage.

Plus que jamais, est interrogée la capacité de l’Association de contribuer à fédérer sur l’ensemble du Territoire les acteurs afin de construire ensemble des solutions adaptées au parcours de vie des personnes.

Il faut donc continuellement songer aux perspectives d’avenir pour les années suivantes : Les projets de travaux pour l’année 2018 sont les suivants :

Permettre l’aboutissement du nouveau projet Associatif

Le dernier projet associatif 2013-2018 a permis de réaliser les ambitions associatives durant 5 ans. 2018 sera l’occasion de réécrire de nouvelles ambitions portant le nouveau projet jusqu’en 2023.

Ce projet invitera l’ensemble du personnel à considérer l’institution avant tout comme un lieu de vie propice à l’épanouissement des personnes accompagnées. Cet objectif d’épanouissement implique parfois de dépasser les frontières de l’établissement ou du service. Ce mouvement de désinstitutionalisation des usagers n’est permis que si, il est porté par les professionnels et les bénévoles des associations.

Il s’agira alors de permettre à chaque personne de trouver sa place dans le dispositif d’accompagnement, permettre la réalisation de son plan d’accompagnement global, et de concilier au mieux les contraintes et les opportunités institutionnelles pour répondre aux besoins des personnes.

Penser différemment l’organisation associative, c’est permettre un véritable parcours de vie pour les personnes accompagnées, c’est faire un pas de plus vers une vision globale et plus humaniste de l’accompagnement.

L’adéquation de l’offre de service aux besoins du territoire

L’APHP construit un projet global permettant le décloisonnement de l’ensemble des établissements et services en interne. En perspective de la négociation CPOM/EPRD, l’APHP a fait une proposition globale qui consiste à :

  • l’augmentation temporaire du nombre de places à l’ESAT à 50 personnes, le temps de réduire la liste d’attente avec un retour possible à 46 ETP dans 5 ans. (Demande à moyens constants via les financements ZRR).
  • l’augmentation de 2 places en foyer d’hébergement pour satisfaire aux nombreuses demandes et au vieillissement des travailleurs d’ESAT. (Demande en mesures nouvelles)
  • La prise en considération des besoins augmentés en soins et en accompagnement quotidien sur le FO/FAM. (demande en mesures nouvelles)
  • la création d’une plateforme d’orientation et d’accompagnement en lieu et place des SAVS/ SAVS R. (Demande à moyens constants)
  • l’augmentation du nombre de places en activités de jour, afin de s’inscrire dans les réponses à plusieurs acteurs, notamment par exemple pour les personnes à temps partiel à l’ESAT, retraités, situations complexes. (Demande en mesures nouvelles)

Par l’ensemble de ces propositions, l’Association s’inscrit pleinement dans la démarche « réponse accompagnée pour tous » et dans le respect de son projet associatif.

La nécessaire création de place

Nous posons légitimement la question de continuer d’envisager la création de places à Mondoubleau, dans un avenir très proche, pour les personnes handicapées vieillissantes du secteur qui ne peuvent plus rester ni au Foyer Occupationnel, ni au Foyer d’Hébergement. En effet, il est toujours important pour les personnes accueillies dans notre structure de ne pas être délocalisées et de pouvoir rester dans leur territoire, ce que défend le projet associatif de l’association et ce que demandent les personnes concernées.

Au travers de l’ensemble de ces thématiques, l’APHP continue à s’engager dans la réalisation de projets nouveaux et novateurs permettant une meilleure adéquation des réponses aux besoins des personnes accompagnées.

Merci à tout le personnel des établissements et aux administrateurs de l’APHP qui œuvrent dans ce sens.

Loïc TYTGAT, Directeur

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